23.11.2009

Muse à Paris Bercy : c'était comment ? Critique du concert

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muse
(merci Jimmy pour la photo :)

Je l’ai choppée…cette saleté de virus, je parle de celle que l’on craint tous d’attrapper en ce moment : la grippe. Brrr, rien que le nom me donne encore des sueurs froides. Heureusement, trois jours de bataille ont suffi à mes globules blancs pour évincer le virus et le renvoyer d’où il vient…à savoir je ne sais pas où mais plus à l’intérieur de moi, c’est déjà ça ;)

Voilà pourquoi j’ai tardé à raconter cette soirée du 17 novembre 2009, tant attendue par les fans de Muse et que j’ai eu la chance de vivre moi aussi : le concert de Muse à Bercy dans le cadre du « Resistance Tour« , la seule et unique date parisienne.

J’ai zappé la quasi totalité de la première partie, trop occupée à tenter de passer les barrages pour aller me glisser dans la fosse, n’ayant qu’un billet gradin. Peine perdue, impossible de négocier avec les vigiles qui se sont montrés intraitables.

Du coup, je me suis retrouvée très haut dans les gradins mais plutôt bien placée : je jouissais d’une bonne vue d’ensemble sur la scène même si les artistes étaient aussi petits que des fourmis ;) La première partie donc, s’est révélée très rock, ce qui montrait bien que Muse se range toujours dans la catégorie rock malgré les sonorités largement plus pop et lyriques du dernier album « The Resistance« . Je ne vais donc pas m’attarder sur ce groupe (Biffy Clyro, des Ecossais, pour ceux qui veulent creuser) j’étais là pour Muse et toute la foule aussi !

20h30
Après un entracte de vingt minutes, la salle a été plongée dans le noire et a fortiori, dans l’hystérie collective : le show allait enfin démarrer !

La scène était surmontée de trois tours qui ont dévoilé nos trois artistes en se coupant au troisième tiers, tels des chapeaux de magicien (voir les photos ci-dessous) :
- Matthew Bellamy le chanteur, sur le pilone de gauche
- Dominic Howard le batteur, au milieu
- Christopher Wolstenholme le bassiste, à droite

Ils ont logiquement démarré avec « Uprising« , premier single de l’album. De quoi enflammer d’emblée l’ensemble des fans, qu’ils le soient depuis les premiers jours ou sur le tard, les paroles giclant de l’écréan géant central, permettant à tout le monde d’hurler en coeur en refrain. Pas de fausse note, le titre est déjà parfaitement maîtrisé, sans surprise par rapport à la version radio. Ils ont ensuite mixé plusieurs albums, pour vous faire une idée précise, voici la setlist qui parle d’elle-même :

‘****************setlist******************’

- Uprising (The Resistance)
- Resistance (The Resistance)
- New Born (Origin of Symmetry)
- Map of the Problematique (Black Holes and Revelations)
- Supermassive Black Hole (Black Holes and Revelations)
- MK Ultra (The Resistance)
- Hysteria (Absolution)
- Nishe (Unintended)
- United States Of Eurasia (The Resistance)
- Cave (Showbiz)
- Guiding Light (The Resistance)
- Undisclosed Desires (The Resistance)
- Starlight (Black Holes and Revelations)
- Plug In Baby (Origin of Symmetry)
- Time Is Running Out (Absolution)
- Unnatural Selection (The Resistance)

Rappel :
- Exogenesis: Symphony Part 1 (Overture) (The Resistance)
- Stockholm Syndrome (Absolution)
- Knights of Cydonia (Black Holes and Revelations)

Vous constaterez qu’ils ont joué 8 titres sur 11 du dernier album, ils ont fait le choix d’honorer cet album et de le mettre en avant, un peu normal, c’est le dernier-né, mais un peu décevant aussi. Je m’explique.

Primo, petite déception parce que mes morceaux préférés de l’album « The Resistance » sont justement les quatre derniers : « I belong to you » et la symphonie en trois parties « Exogenesis« . J’ai crû que cette dernière allait être jouée en entier mais non, seule l’ouverture a rempli Bercy.

Deuxio, quand on écoute « New Born« , « Plug-in Baby » ou encore « Time is running out« , les titres du dernier album paraissent un peu fades et loin de l’univers rock auquel Muse nous a habitués jusqu’ici. Je m’étais montrée très enthousiaste à la sortie de l’album parce qu’après trois ans de silence, ça faisait vraiment du bien d’entendre à nouveau du Muse, c’était un événement. Différent et donc déroutant, cet album m’a entraînée avec lui dans ses airs lyriques, sa pop trash et voluptueuse. Mais en réécoutant les premiers albums, je me dis que finalement, c’était mieux avant. Pour moi Muse c’est du rock, des riffs éléctriques, du son dur et puissant, des instruments qui cinglent l’espace, de la musique virile quoi ! Je rejoins donc (un peu) après coup les fans de la première heure déçus du virage pris par le groupe qui donne l’impression de délaisser son style rock d’antan. En même temps, le son de Muse évolue, après dix ans d’existence, cela paraît normal. Chose non négligeable, ils se font plaisir, jouent la musique qu’ils aiment et partent à la découverte de nouvelles sonorités. Ils auraient pu se reposer sur leurs lauriers et ne pas prendre de risque, mais c’est ça un artiste aussi à mon sens, il change et ose des nouvelles choses en fonction du moment, comme Picasso avec ses périodes bleues, roses ou cubistes. On reconnaît quand même la patte musienne sur chaque morceau. Je ne dis pas que je n’aime pas, j’aime leur musique et ce dernier album m’apporte toujours autant de joie à l’écoute, mais il est vrai que je suis totalement transcendée uniquement par la fin de l’album, le reste ne restera pas dans ma playlist musienne.

Mon avis est donc (un peu) mitigé, non, plutôt moins enthousiaste que prévu, quand même, faut pas abuser ; j’ai adoré revivre un concert de Muse, le dernier datant de 2003, eh oui ! Le show était magnifique avec des jeux de lasers verts à la Matrix transperçant la salle ; les trois tours enroulées d’écrans géants sur lesquels des clips ou leurs visages s’alternaient ; la voix exceptionnelle de Matthew Bellamy ; et plusieurs solos de guitare fantastiques et bien rock. J’ai eu l’impression qu’ils étaient heureux d’être avec nous, ils avaient l’air de s’éclater tout en maîtrisant leurs instruments avec une facilité déconcertante. J’ai à nouveau été bluffée par leur maestria, notamment quand Matthew s’est déchaîné sur sa guitare, agenouillé sur la scène dans une vraie rock attitude mais sans perdre le fil une seconde. J’ai vécu le moment à fond, consciente de la chance d’être là. Je n’en ai pas eu assez, c’est ça le problème, j’attendais « Unintended« , « Sunburn« , « Feeling good » ou « Invincible« . A côté, « Starlight« , « United States of Eurasia » ou « Resistance » me paraissent trop commerciales – En aparté, surtout « Starlight » d’ailleurs, je n’ai jamais compris qu’ils choisissent ce titre pour lancer l’album « Black Holes and Revelations »…

C’est le problème des grands artistes, on en veut toujours plus, on en attend toujours plus, 1h30 de concert c’est pas suffisant ! Alors pour contenter tout le monde, les anciens et les nouveaux fans, ils devraient jouer au moins 2h30…Héhéhé, j’exprime un voeu, peut-être sera-t-il entendu ! En tous cas, si vous avez la chance d’avoir votre billet pour l’un des concerts de cette tournée mondiale, réjouissez-vous, vous vivrez un grand moment de musique en harmonie avec le public bon enfant que draîne le groupe, toujours heureux de le retrouver en chair, en os et en son, et avec nos trois compères qui justement sont toujours conscients du phénomène qu’ils ont créé en France depuis leurs débuts. Ils reviennent à Paris pour remplir le Stade de France le 12 juin 2010, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Je vous laisse avec quelques photos souvenir plus bas, vous verrez comme j’étais loin, snif, mais pour avoir une bonne vision de ce que c’était, juste ci-dessous une vidéo prise pendant le concert par un mec qui était placé au premier rang, devant la scène, waow, intense ! En plus, c’est un extrait de « New Born » *-* Enjoy :)

Concert Muse Paris Bercy 17/11/09 – merci à Englishsummer pour cette vidéo !

!************** Photos souvenir***************!

muse concert
muse concert

Retrouvez tous les concerts de Muse sur Up Concert
Publié le : 23-11-2009 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert

Commentaires (1)

[...] Leur dernier single Neutron Star Collision, BO de Twilight m’ayant pas mal déçue, (je vous en parlais dans cet article), je ne trépignais pas d’impatience à l’idée d’aller revoir Muse en concert – Oui, revoir, car je m’étais aussi rendue au concert à Bercy en novembre dernier (la critique est à retrouver ici). [...]

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