16.12.2009

Lilly Wood and the Prick au Point Ephémère : c’était comment ? Critique du concert

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Je suis arrivée gelée au Point Ephémère, après une demie heure de scooter dans le froid de Paris pour rejoindre le nord de la rive droite. Une première pour moi dans cette petite salle de concert parisienne. Vraiment petite, nous devions être une centaine à vue de nez à nous presser pour assister au concert de ce groupe français émergeant dans le monde du rock : Lilly Wood and the Prick.

Dans ce cas, pas d’hésitation, direction le front de scène pour profiter de très près des artistes. Depuis que j’enchaîne les concerts au Zénith, je profite à fond des petites salles intimistes qui donnent l’impression de vivre un concert privé et donc privilégié.

Privilégié, c’est le mot. La première partie, assurée par une May anglophone au chant, synthé et xylophone et un Fred français à la guitare sèche, était « mimi » ; mignonne quoi ! La chanteuse était vêtue d’une jolie robe blanche soyeuse, elle arborait un magnifique collier de tête sur ses cheveux blonds, elle rayonnait malgré le trac qui la saisissait. Ce devait être l’un de leur premiers concerts. Tous les deux nous ont montré une belle harmonie, une complicité pleine de sincérité et de tendresse, ce qui se mariait très bien avec leurs morceaux poétiques et mélodieux. Pas très rock pour le coup, ce style de musique s’écoute plutôt en amoureux, enlacés, assis ou allongé. Je ne raffole pas de ce style musical pour mes concerts, j’aime trop la guitare éléctrique et les rythmes durs d’une batterie, mais c’était émouvant de les voir se produire.

Le calme de cette première partie a permis de mettre en exergue le son rock de Lilly Wood and The Prick. C’est mon rockeur à moi qui m’a fait découvrir ce groupe, j’en avais parlé ici en juillet. J’avais téléchargé l’album qui ne contient que 7 titres mais que j’écoute tous avec grand plaisir, notamment au boulot quand je bouillonne de créativité ! Parce qu’ils enchaînent rythmes éléctriques, langoureux, mélancoliques et parfois vintage. La chanteuse m’a ainsi fait penser à Amy Whinehouse lors de ses interprétations vintage, les fifty’s mises au goût des années 2000.

Le groupe est composé d’une chanteuse donc, d’un guitariste, d’un bassiste et d’un synthé. Cependant, ils ont souvent alterné leurs rôles pour démontrer de leurs mutliples talents. Une flûte traversière a même fait son apparition dans un morceau, très bien interprété par le bassiste.

Celui qui m’a le plus bluffée, c’est le guitariste Ben. J’étais devant lui au bord de la scène, j’ai donc pu admirer de très près sa dextérité sur le manche de sa guitare éléctrique, et entendre le son produit par ses accords et ses cordes. Waow ! Une parfaite maîtrise de l’instrument, il m’a donné la chair de poule à de nombreuses reprises avec ses enchaînements éléctrisants ! Quant à la chanteuse, bien que très intimidée, elle a su se lâcher sur chaque morceau pour se laisser transporter par la musique et nous offrir une voix magnifique. Elle aurait pu aller encore plus loin, plus haut et plus fort. Elle possède une voix extraordinaire, puissante, grave et douce, elle a un don cette fille, qui mérite d’être développé davantage sur scène. Mais vraiment, elle a un talent monstre et je suis sure que ce petit manque d’assurance sera rapidement comblé par le succès qui frappe à leur porte. Par contre, il faut absolument qu’elle change de tenue ! Cette robe noire en stretch des années 80 surmontée aux épaules d’espèces d’épaulettes imitation plumes de corbeau était du plus mauvais goût. D’autant plus que cela contrastait mal avec la tenue très décontractée de ses musiciens. Allez, Lilly, je ne t’en veux pas mais la prochaine fois, s’il te plaît, laisse ta robe au placard !

Parce que oui, j’aimerais bien qu’il y ait une prochaine fois. Ils ont joué les 7 morceaux de leur mini album plus quelques titres inédits qui feront leur apparition sur un album dont la sortie est prévue en mai, nous ont-ils annoncé. Chic chic chic, j’ai déjà repéré deux titres que j’attends avec impatience de réécouter. Et les autres titres étaient très bien interprétés, ils maîtrisent instruments, voix et leur style leur appartient. Sur leur Myspace, ils annoncent une nouvelle date à Paris pour le 29 mars, je vais certainement prendre mes places.

C’était donc un concert très intimiste qui s’est terminé avec une partie du public sur scène à la demande de Lilly pour entonner Little Johnny tous ensemble. Longue vie à ce petit groupe français à qui je souhaite une grande et belle carrière.

Jeudi, dans moins de 48h maintenant, je revois Dan Black, pour la troisième fois depuis juin, pour clore cette année incroyable de concerts. A la Maroquinerie en plus, je n’y suis jamais allée, une nouvelle scène pour un dernier concert avec la révélation de l’année dans mon palmarès musical 2009. Il me tarde de le revoir sur scène, je vais savourer ce moment, croyez moi ! En attendant, on reste un peu avec Lilly Wood avec le très beau Water Ran…Enjoy :)

Lilly Wood and the Prick : Water Ran, à la Maroquinerie le 31 mai 2009, merci à ioanahercberg pour la vidéo

Publié le : 16-12-2009 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : musique

Commentaires (2)

Très bon article, j’espère vous lire à nouveau très bientôt. D’habitude je ne commente jamais les blogs, même si leur contenu est excellent, mais là le vôtre méritait vraiment mes éloges !

[...] ressortie frustrée de ne pas en avoir eu plus, (vous pouvez retrouver mes impressions ici), il me tardait de les revoir en [...]

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