15.03.2010

Jil is Lucky au Divan du monde : c’était comment ? Critique du concert

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A la suite de mon article sur Jil is Lucky que vous pouvez retrouver ici, j’ai eu la chance d’être invitée par la boîte de production Roy Music pour l’anniversaire des 5 ans du label. C’était l’occasion de voir Jil is Lucky en avant-première, avant le concert du 7 avril prochain. Un beau cadeau donc, merci à Yvan pour cette invitation !

J’y ai découvert le groupe Hangar, composé de 5 frenchies qui possèdent déjà leurs groupies : impossible de les rater, elles avaient pris place devant la scène et connaissaient les paroles de tous leurs morceaux par coeur ! Ils interprètent un rock français aux accents folk et aux paroles facétieuses. Le leader est apparemment le chanteur du groupe, mais je ne serais pas étonnée qu’il se fasse piquer la vedette par le fougueux et impétueux guitariste. Il joue très bien de sa guitare électrique et son plaisir est communicatif, c’est important. Ensuite, il est plutôt charmant (ok c’est secondaire, mais je suis là pour tout énumérer !), sa voix est plus sombre et grave ce qui n’est pas pour me déplaire mais surtout, c’est sont attitude totalement rock déjantée qui le fait sortir du lot ! C’est le seul à être parti en vrille en adoptant des postures dignes des plus grands rockeurs et en terminant le concert complètement hystérique : à genoux, la guitare à l’envers, jetant les micros dans la fosse, il était limite à terminer sa chanson avec les dents ! Je n’ose pas imaginer ce qu’il fera s’ils viennent à être davantage connus !

Je ne suis pas fan de rock français mais leurs morceaux sont plutôt agréables à écouter. Pour les amateurs du genre, je pense que ce petit groupe vaut le détour.

J’ignorais l’ordre de passage des groupes, mais alors que je les Hangar quittaient la scène et que les techniciens la préparaient pour le groupe suivant, j’ai repéré une housse portant le nom de Jil ! Fort heureusement l’attente n’a pas été trop longue. Jil est arrivé sans fracas, la tête surmontée d’une grosse casquette de base-ball américain, la barbe bien drue et accompagné de 4 musiciens à l’air tout aussi décontracté. Ils ont commencé par trois morceaux que je ne connaissais pas mais qui m’ont immédiatement emballée et mise dans l’ambiance. C’est à ça que je reconnais « un artiste que je kiffe à mort » (désolée pour le langage mais au moins, on comprend bien !) : même les chansons inconnues me font tripper et entrer dans son univers. Jil est un artiste à part, sans chichi, il paraît naturel, comme un musicien qui offre son art à qui veut bien l’écouter…Un peu troubadour je trouve, j’ai beaucoup aimé son attitude. Autant il m’a paru plus introverti que lors des quelques live que j’ai pu voir sur internet, autant j’ai retrouvé cette générosité, ce naturel et cette confiance que j’ai découverts sur ces-dites vidéos. Il tape du pied irrésistiblement parce qu’il est dans sa musique, il échange avec ses musiciens, il danse et nous invite à danser avec eux, et le top du top, il est descendu dans la fosse, tambourin à la main, au contact de la foule, sans aucune mégalomanie. Pour le coup, par rapport au groupe précédent, ça fleurait bon la simplicité !

Et pourtant, Jil et ses musiciens font preuve d’une parfaite maîtrise de leurs instruments. Déjà, aux premières notes, sa voix est reconnaissable entre mille. J’adore particulièrement quand il la module dans les aigus. Les guitares ne s’entendaient pas très bien au début, problèmes de sons au vu des échanges avec la régie, mais qu’ils ont vite balayés parce qu’ils savent relativiser les Luckies ! Et elles ont finalement électrisé la salle. Un imposant violoncelle donnait ce son si particulier aux morceaux, une profondeur aérienne, le petit truc en plus des Jil is Lucky je trouve. Quant au batteur, il m’a littéralement scotchée et transportée sur la tuerie qu’est Hovering Machine, le dernier titre de l’album.

En effet, de l’album, ils ont interprété J.E.S.U.S Said après les trois premiers morceaux inconnus. Je pensais que c’était parti pour plusieurs morceaux et notamment The Wanderer, mais à la fin du titre, Jil nous a prévenu, il ne restait plus qu’une chanson ! Déception bien sûr, c’était trop bon et donc forcément trop court…Alors pourquoi ne pas prendre ses rêves pour des réalités, tant qu’il y ait une dernière chanson, autant que ce soit ma préférée non ?! J’ai donc lancé à mon chéri d’amour, sans vraiment y croire mais avec une belle lueur d’espoir quand même : « s’ils font Hovering Machine, je tombe par terre !  » Eh bien vous l’aurez compris, j’ai dû m’exécuter et aller tater le parquet parce que, aussitôt cette phrase prononcée, j’ai entendu les premières notes de cette incroyable litanie rock. Sans blague, j’écoute l’album tous les jours depuis que je l’ai découvert, et cette chanson est un chef d’oeuvre, digne de figurer dans les annales du rock ! En plus, elle dure plus de dix minutes, alors imaginez l’explosion qu’elle génère en live !! Mon corps tout entier vibrait au rythme de la batterie et des guitares, j’étais en transe et transportée ! Sur ce, ils sont partis comme ils sont venus, me laissant sur ma faim mais en même temps ravie de cette mise en bouche avant le vrai concert…Ci-joint un lien vers une chouette vidéo Youtube de J.E.S.U.S Said pour rester dans l’ambiance, cliquez ici..Enjoy :)

Publié le : 15-03-2010 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert

Commentaires (3)

Cool compte-rendu !!!

On te linke par ici : http://www.jilislucky.fr ;)

Je suis 100% d’accord, je pensais à ça en plus l’autre jour. Auriez-vous des forums ou blogs à me recommander ?

Merci pour ce compte-rendu!

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