Que vous dire sans répéter ce que je vous ai déjà dit dans mon live report de décembre 2009 ?
Shaka Ponk reste le meilleur groupe à voir en concert  ! S’il vous faut faire un concert rock dans votre vie, je pense que c’est celui-ci.
Je n’accroche pas au dernier album The Geeks and the Jerkin’ Socks dans sa version album studio mais en live, c’est une toute autre histoire. En fait, leur musique est faite pour être écoutée en live, y’a pas photo. J’irais même plus loin, ils devraient proposer uniquement des versions live de leurs albums, les radio edit c’est pas pour eux. Trop standards, masterisées, lissées voire polissées, elles ne leur correspondent pas.  Les Shaka Ponk c’est du rock brut, de l’électro incontrôlée, de la sueur, des cris, des monkey danses, une envie bestiale, de la folie pure et trippante ! Comment voulez-vous compiler tout cela dans une boîte ? Dans quelques années peut-être, on pourra lancer un cd et le groupe apparaitra en hologramme dans notre salon…
En attendant, j’ai vécu pour de vrai un pur concert de folie mais pro jusqu’au bout des ongles !
Les Shaka Ponk en live c’est un show de dingue avec un écran/totem immense au graphisme splendide, membre à part entière du groupe sur scène, richesse supplémentaire par rapport à un album studio.
Par rapport aux précédentes versions, on sent qu’ils ont énormément travaillé leur jeu de scène : ils se sont accessoirisés, avec des micros en forme de calumets par exemple [NDLR : ce sont en fait des micros avec caméra incorporée au bout servant à filmer la foule pour la shaka TV, merci à Tiki et Crealand pour cette précision !] ; ils se sont mis en scène et chorégraphiés, notamment avec leur jeu constant avec l’écran/totem. Cependant, malgré les apparences, rien n’est laissé au hasard. Tout est sous contrôle, millimétré dans une précision professionnelle mais dans une ambiance bordélique ! C’est l’une de leurs caractéristiques : ils donnent toujours l’impression d’un groupe débutant, qui se permet tout et n’importe quoi alors qu’en fait ils ont tout prévu et ont l’allure des plus grands.
Samaha Sam, la belle et funky monkey chanteuse
Outre ce show extravagant et délirant, ils m’ont aussi bluffée par ce professionnalisme : les Shaka Ponk sont définitivement entrés dans la cour des grands et font preuve d’une maîtrise exceptionnelle, à tous les niveaux d’ailleurs : scénique, je viens de le dire, mais aussi musicale et vocale.
Je suis ravie de l’arrivée de Samaha Sam, la chanteuse qui apporte la pointe de féminité qui m’avait manqué lors du live de 2009. Elle est magnifique, un corps de rêve, une allure sauvage à l’image du groupe. Elle m’a éblouie tout du long, j’imagine alors l’effet du diable qu’elle doit produire auprès de la gente masculine ! Cette nana est extraordinaire, une extra-terrestre, elle me fait penser à Neytiri  l’héroïne d’Avatar. Ils ne pouvaient pas trouver plus belle représentante féminine. Sa voix puissante et juste se marie parfaitement à celle de Frah le chanteur dont le charisme et l’énergie ne peuvent eux aussi provenir que d’une autre planète. Ce mec est juste hallucinant. Il est tout le temps à fond : au chant, à la danse, à l’animation du public…Sans jamais pondre une seule fausse note et en plus il dégage une sensualité du diable. Ce mec est né pour être sur scène.
Côté musique, c’était parfait !
Bon dieu que les musiciens sont bons eux aussi : CC à la guitare électrique, Mandris à la basse, Steve au clavier, et le beau gosse Ion à la batterie. Ce sont eux les membres indispensables du live qui donnent aux chansons leur énergie, leur puissance, leur folie et qui donnent envie d’hurler, de danser, de sauter partout et de finir en sueur au bord de l’apoplexie ! Mention spéciale à CC qui me fait tripper avec ses riffs de guitare notamment sur Run Run Run ou Palabra mi amor qui sont transformées par le live et qui me filent encore des frissons 3 jours après !
Ils ont fait du chemin les Shaka Ponk, Frah lui-même nous l’a dit pour introduire How we kill Stars, la chanson qui les a fait connaître : ils étaient une crotte de groupe de rock et par la volonté du saint esprit qu’il sait qu’il est un singe ils ont réussi à percer ! J’adore !
J’en suis encore toute retournée et une chose est sure, je retourne dès que possible les voir en concert !
Un public au top dans la fosse mis à part quelques ouistitis sans cervelle
Seul bémol que j’ai failli oublier dans mon enthousiasme shakaponkien, il revient à une partie du public. Sous prétexte que le groupe est cool, qu’il a gardé proximité, simplicité et qu’il ne se prend pas la tête, certains pensent que c’est la teuf. Du coup on a eu droit pendant tout le concert à des guignolos qui montaient sans arrêt sur scène. Je veux bien une fois, deux fois c’est sympa et ça montre le côté décontracté de l’ambiance mais à force, c’est relou. En plus, nombre d’entre eux gênaient carrément les musiciens et les chanteurs qui ne savaient plus comment s’en défaire. A un moment, on a même eu droit à 3 mômes sortis d’on ne sait où sur scène, leurs parents devaient être trop « parents fiers de l’être » pour se rendre compte que la situation à l’origine mignonne virait au ridicule et que le groupe ne savait plus comment s’en débarrasser. Comme le dit très bien mon cher crealand « à partir d’un certain moment, faut fixer des limites sinon, ça devient la kermesse du village » !
Mis à part ces quelques emmerdeurs, la foule était heureuse de retrouver les Shaka Ponk après tout ce temps et la fosse sautait en rythme, générant une masse uniforme, véritable mer humaine ondulant au rythme de leur musique euphorisante.
Je vous laisse d’ailleurs avec une vidéo de ce live au son tout pourri mais qui a le mérite de parfaitement montrer l’ambiance de folie à la Cigale. S’ensuit une vidéo de meilleure qualité avec Dot Coma et Te Gusta Me…Enjoy :)
PS : malgré ce live exceptionnel et une écoute métamorphosée du dernier album The Geeks and the Jerkin’ Socks, je confirme ne pas supporter Let’s Bang…désolée mais y’a rien à faire, ça ne le fait pas !
PS2 : dommage que Bertrand Cantat ne nous ai pas fait l’honneur de chanter Palabra Mi amor, alors qu’il était sur place, j’espère bien le voir lors d’un prochain live : Bertrand si tu m’entends !
Shaka Ponk : ambiance d’intro How Kill Stars live @La Cigale, 9 juin 2011, source youtube
Shaka Ponk : Dot Coma + Te Gusta Me @La Cigale, 9 juin 2011, source youtube


[...] parfaite, une voix exceptionnelle, une énergie débordante, elle m’avait plu lors du dernier concert à la Cigale et j’avais pris sa défense face aux nombreuses critiques des puristes détracteurs de cette [...]
Je trouve que ton live report est bien distingue mais je pensequ’il faut arreter de prendre les mecs qui slamment pour des « guignolos ». Quand tu fais un concert a la Cigale et de plus un concert qui bouge comme celui des Shaka Ponk, tu ne peux pas empecher les gens de monter sur scene. Cela permet de reduire le fosse entre public et groupe.C’est la communion de l’independant rock, punk. Tu devrais revoir tes classiques et revenir un peu en arriere et regarder le live des Cadavres en 1991 au Bataclan ou les Berus. Ce n’est pas parce que tu montes sur scene et slamme dans le public que tu es le petit jeune qui veut montrer qu’il a des couilles. Pour ma part,j’ai 37 ans et j’aime toujours autant slammer que quand j’avais 20 ans. Quand tu joues dans un groupe qui s’eclate autant surscene que les Shaka Ponk, tu dois « dealer » avec le public et arreter de faire ta « chochotte » parce que il y a des mecs ou des nanas qui slamment. Cela fait partie du jeu. Le rock c’est ca : pas de barriere et tant pis si en sortant du concert tuas quelques bleus sur les cuisses et les bras. Allez on se voit au prochain concert et je t’emmenerai slammer avec moi, tu verras, c’est le pied.Bisous bye.
Franck