Se rendre à l’Olympia pour assister à un concert est toujours l’assurance de vivre un moment musical d’exception. Ce lieu mythique de la nuit musicale parisienne accueillait jeudi 10 novembre 2011 Metronomy et j’y étais !
Un pré-concert pénible…
La première première partie était assurée par Azealia Banks et sa dance music tout droit sortie des années 80…couic couic…je n’ai pas compris ce choix et vu les commentaires glanés sur Twitter, je ne suis pas la seule ! Heureusement, nous sommes revenus à un groupe bien plus agréable à écouter avec Clock Opéra que j’ai découvert alors et beaucoup apprécié. Je vous les présenterai dans mon prochain post.
Deux premières parties, une entracte interminable, l’impatience grandissait. Finalement à 21h30, nous avons assisté à l’entrée en scène de 4 musiciens…oui mais ce n’était pas les 4 attendus. A la place de l’électro pop de Metronomy, nous avons eu droit à 10 minutes interminables de musique moyennageuse composée de 4 instrumentistes à vent. Malgré les huées qui pleuvaient à leurs pieds, ils ont joué leur musique, imperturbables. J’ai trouvé cela juste insupportable !
Heureusement, tout a toujours une fin, le calvaire s’est achevé à 21h41 avec l’entrée des 4 musiciens attendus : Joseph Mount, Oscar Cash, Anna Prior et Gbenga Adelekan, les Metronomy.
Ils ont débuté le live avec le premier et le dernier morceau de leur dernier album : The English Riviera suivie de Love Underlined.
Dès les premières notes, la fosse s’est mise dans l’ambiance électro pop décalée de leur musique si particulière et terriblement dansante. Les spectateurs confortablement installés sur les balcons n’ont pas non plus résisté à l’appel de la danse et ont finalement peu savouré le moelleux des sièges de velours rouge.
Les Metronomy ont réveillé nos membres de la tête aux pieds et nous ont fait bouger nos body pendant 1h20. Oui, je sais c’est très pu et au prix de la place, ça fait un peu abusé. A leur décharge, je précise qu’ils ont enchaîné les titres de leurs 3 albums – dont la quasi totalité du dernier, avec un rythme acharné. Joseph Mount le chanteur a également pris le temps entre chaque chanson de s’adresser à nous et de préparer des transitions nous laissant deviner le titre à suivre.
Toutes les chansons ont été magistralement interprétées par 4 musiciens parfaits.
J’ai vraiment redécouvert Metronomy lors de ce concert. Je ne m’étais jusqu’alors pas rendu compte que chaque morceau est une oeuvre musicale à part entière, composée avec brio de plusieurs instruments où chaque note a sa place et sa légitimité. J’ai réellement pris conscience de la richesse et de la finesse de leur musique en les voyant sur scène. Si l’on prend chaque musicien à part, on se rend compte que chacun joue sa propre mélodie et lorsque l’on mélange le tout, cela donne une ensemble harmonieux et atypique.
A souligner également le jeu de son et lumière où les lasers, les projecteurs et les petites boules lumineuses que chaque métronomien portait sur son torse, clignotaient au rythme de la musique.
Cela valait vraiment le coup de les voir en concert, je vous recommande chaudement de vous y rendre vous aussi pour le constater par vous-même. Pour vous en persuader, je vous laisse une vidéo medley de Metronomy au printemps de Bourges dont la setlist et le show ressemblent trait pour trait au live à l’Olympia…Enjoy :)
Metronomy : live @Printemps de Bourges 2011, source geosyl2010 via Youtube

[...] vous le disais dans mon live report du concert de Metronomy à l’Olympia, j’ai adoré la première partie assurée par [...]
« A la place de l’électro pop de Metronomy, nous avons eu droit à 10 minutes interminables de musique moyennageuse composée de 4 instrumentistes à vent. Malgré les huées qui pleuvaient à leurs pieds, ils ont joué leur musique, imperturbables. J’ai trouvé cela juste insupportable ! »
Je comprends que tu n’aies pas, comme plusieurs personnes apparemment, cette introduction, mais c’était de la pure volonté du groupe de faire monter ces 4 musiciens sur scène, et pour ta gouverne, les 2 morceaux joués sont issus du premier album de Metronomy, sorti en 2006. Donc huer les 4 musiciens, ça équivalait à huer le groupe même. A bon entendeur.
@Mokost : il est vrai que pour certains la critique n’est pas toujours facile à entendre…Je me doute bien qu’ils ne sont pas montés sur scène de leur propre chef et qu’ils étaient invités par le groupe sinon le calvaire n’aurait pas duré si longtemps ! Metronomy s’est fait plaisir en proposant cette version moyennageuse de leur musique, tant mieux pour eux, mais ce plaisir n’était apparemment pas partagé par la majorité de la salle dont j’ai fait partie. Si elle t’a plu, tant mieux pour toi, il en faut pour tous les goûts ;)
Comment tu disais déjà ? Ah oui, à bon entendeur…
Je me réveille un peu tard, le concert étant passé y’a deux mois bien tassés, mais… Dire d’Azelia Banks qu’elle fait de la dance des années 80 c’est avouer être complètement à coté de son sujet… Après… je comprends qu’on puisse ne pas apprécier ou se poser des questions sur la pertinence de sa présence en première partie des Metronomy, mais sincèrement, allons voyons. Reprenons nous !
Quand à la prestation du quatuor à vent, ma petite bande et moi même avons trouvé qu’il s’agissait d’une bonne petite taquinerie sympathique, à l’image de l’espièglerie facétieuse du groupe de Mount. C’est vrai que c’était un peu longuet et que ça manquait de chant… Mais au final aucun préjudice à cette bonne petite soirée puisqu’en effet Metronomy fût bien bon. Et là je ne dirais rien de plus puisque j’adhère à la critique à ce sujet.