19.02.2012

Lana Del Rey : Born to die

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lana_del_rey_thumbnailBeaucoup d’encre a coulé, tout aussi nombreux sont les commentaires qui encensent ou a contrario descendent la nouvelle vedette de la pop américaine, Lana Del Rey.

C’est toute cette déferlante hystérique autour de cette chanteuse qui m’a poussée à prendre mes écouteurs pour découvrir qui était la cible de tant d’amour et de haine à la fois. Peu d’artistes peuvent se targuer de déchaîner autant les passions et aussi vite. Alors quoi ? Lana Del Rey est-elle le nouveau prodige musical ou une usurpatrice qui ne sait pas chanter ? Born to die est-il la révélation de ce début d’année ou un album ennuyeux à mourir comme j’ai pu le lire un peu partout ?

Il fallait que j’en ai le coeur net, j’ai donc écouté son album, plusieurs fois, pour me forger ma propre opinion, sans visionner les interviews que Lana a pu donner, en toute objectivité.

Elle est numéro 1 des charts dans plusieurs pays, Born to Die vient de décrocher en France un disque de platine soit 100 000 exemplaires vendus, ; malgré toutes les critiques qu’elle encaisse depuis quelques semaines, le public la plébiscite partout dans le monde. J’en fais partie. Je voulais simplement l’écrire et pousser un petit coup de gueule car je trouve toute cette déferlante haineuse, mesquine, injuste et d’une mauvaise foi sans nom.

Que certains n’aiment pas le style, que ses envolées lyriques appuyées de violons donnent des boutons, que sa voix suave et voluptueuse soit un calvaire digne de Orange Mécanique, je peux le comprendre. La musique est un art et par conséquent, elle génère des émotions, positives ou négatives. On peut donc dire qu’on n’aime pas cette musique. Par contre, qu’on la réduise au physique de son interprète, son attitude ou ses manières, je ne peux pas le comprendre. Que ses lèvres soient naturelles ou siliconées, que le packaging soit marketé par des experts, qu’elle soit une poupée barbie sortie des années 50, tout ça je m’en fouts complètement. J’attends de la musique d’abord qu’elle soit bien jouée et chantée. Ensuite, qu’elle me procure des sensations, qu’elle me transporte, qu’elle me divertisse, qu’elle me fasse vibrer les tympans. La musique s’écoute avec les oreilles, pas avec les yeux. Je ne suis pas allée la voir en live, pour l’instant je l’écoute sur mon MP3 donc le personnage je m’en contre-fiche.

Mis à part la fin de l’album – les 4 derniers titres – que je trouve sans grand intérêt et assez répétitifs, je suis séduite par Born to die, Off to the races, Blue jeans, Video Games, Radio, Dark Paradise, Summertime Sadness ou encore Carmen, l’une de mes préférées. Les mélodies sont certes principalement mélancoliques, d’aucuns diront qu’elle tire trop sur la corde. Moi elles me procurent détente, évasion et même des frissons. J’aime la voix de Lana Del Rey, tantôt grave tantôt cristalline, son phrasé, son lyrisme, sa poésie, le trouble qu’elle provoque avec son univers vaporeux et onirique hors du temps. En effet, les chansons se suivent et se ressemblent, mais je trouve à chaque fois le petit truc en plus qui donne une autre dimension à chaque titre et l’ensemble réussit à m’envelopper d’un doux cocon apaisant, parfois avec magie comme sur Video Games.

Voilà, c’est dit, j’aime Lana Del Rey, si elle n’est effectivement qu’un produit marketing, je félicite ses créateurs, ils ont fait du bon boulot ! Et quand on l’écoute, que l’on aime le style ou pas, c’est être d’une sacrée mauvaise foi que de dire qu’elle ne sait pas chanter. Pour preuve, je vous laisse avec sa dernière interprétation de Video Games à la télé américaine…Enjoy :)

Lana Del Rey : Video Games, @Jimmy Kimmel Live, février 2012

 

Publié le : 19-02-2012 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : album, musique

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