Je ne reviens pas du titre de cet article ! The Strokes au Zénith, j’y étais ! J’ai vu les Strokes en live ! Sur ma liste de choses à faire avant de quitter cette vie, je peux rayer « voir The Strokes en concert ».
Une première partie sans éclat et l’impatience qui grandit
La première partie était assurée par The Cribs, inconnus pour moi. Le son était juste horrible, les basses tellement lourdes que j’en ai eu mal au coeur ! L’ingénieur du son s’est d’ailleurs pris pas mal de bad tweets postés en direct du Zénith. Du coup difficile d’apprécier vraiment les chansons. Je n’ai pas trop accroché et puis j’étais vraiment impatiente de voir les Strokes. Je passe donc sur la prestation de The Cribs…
Ma patience et celle de tous mes comparses d’un soir ont été mises à rude épreuve. Nos rockeurs nous ont fait attendre une heure avant de prendre le relais et nous livrer enfin leur musique. Mais dès lors qu’ils ont fait leur apparition sur scène, j’ai été transportée dans un univers rock hors du temps et de l’espace. Dans la fosse, je n’ai alors pas ressenti la pesanteur quand des énergumènes ont commencé à bourriner tout le monde. Ballottée de droite à gauche, d’avant en arrière, peu importe, j’étais hypnotisée par la scène et ce qui s’y passait.
Les premières notes de musique ont retenti et nous avons tous reconnu New York City Cops. Je ne fais pas durer le suspense, et vous colle la setlist ici :
setlist concert The Strokes Zénith 20 juillet 2011 Paris Angles Tour
Trop bon, trop court !
Vous voyez qu’ils n’ont pas été avares, ils nous ont bien gâtés avec 19 titres, que des tueries ! J’aurais bien échangé You’re so Right par Taken for a Fool et j’aurais adoré écouter The End has no End ou On the other Side ou Heart in a Cage mais en vérité, j’aurais été totalement satisfaite que s’ils avaient chanté les titres de leurs 4 albums et pas un de moins ! Bon ok, impossible de tout garder, ils sont obligés de faire un choix. Du coup, pas grand chose d’autre à dire sur cette setlist, j’aime toutes les chansons qui la composent. J’ai donc été transie de bonheur à chaque fois qu’il entamaient une chanson et dépitée à chaque fois qu’elle se terminait ; mais finalement, ce concert fût un pur moment d’extase musicale !
The Strokes, des musiciens au top…
Le son était pour le coup très bon, les réglages prêts pour accueillir des musiciens parfaits. Aucune fausse note, c’est rodé, maîtrisé, un peu trop même. Je regrette qu’ils ne se soient pas laissés aller à quelques moments d’évasion avec des solos de guitare improvisés. Pourtant Nikolai Fraiture est grandiose avec sa guitare et aurait de quoi nous éclater les tympans. Seul Albert Hammond Jr donnait l’impression de s’éclater et d’atteindre l’orgasme musical. Souriant, brillant, la main floue tout le temps à force de remuer les cordes de sa guitare. Un magicien de la musique. J’avoue, je suis encore plus fan de lui qu’avant ! Mais j’aurais adoré qu’ils nous offre tout son génie et qu’il s’autorise à une explosion électrique.
Julian Casablancas m’avait déjà époustouflée l’an dernier lors de son concert à la Cité de la Musique. Cette fois encore, il m’a impressionnée par la beauté de sa voix. Il la maîtrise avec brio et l’envoie dans l’espace avec sérénité et force en même temps. Il se balade avec son ami micro et ne trébuche pas. Néanmoins, là aussi j’aurais apprécié qu’il se lâche, qu’il soit rock, qu’il ne nous resserve pas aussi facilement des chansons qu’il connaît sur le bout des doigts. Petit bémol cependant après coup car, alors que j’écoute les vidéos que vous verrez donc à la fin de l’article, je constate qu’il y chante super faux ! Pendant le concert en tous cas, il m’a bluffée.
…mais peu enthousiastes !
Toute cette maîtrise a finalement généré trop de retenue. Pas d’ambiance sur scène, aucune complicité entre les mmbres du groupe, si ce n’est quelques échanges entre Albert et Julian, les autres musiciens étaient inexistants. Ils ont fait leur boulot, ils ont joué leur musique…point barre, aucune prise de risque. Cette froideur n’a heureusement pas réussi à entamer l’euphorie infaillible des fans fourmillant dans la fosse et qui scandaient toutes les paroles par coeur même les plus récentes issues de l’album Angles. Mais l’ambiance du groupe restait insensible à ces marques d’affection, les Strokes ont cruellement manqué de chaleur et d’enthousiasme. Ce qui m’amène au gros point noir de ce concert : la fin brutale. Nous nous sommes tous retrouvés hagards quand les lumières se sont rallumées. Nous avons compris qu’ils ne reviendraient pas, le concert était bien terminé. Pourtant, deux secondes plus tôt, ils étaient encore sur scène. Pas d’au revoir, pas de déclaration d’amour, pas de remerciement avant de partir, que dalle ! Ils ont plié lé concert sans nous adresser une quelconque marque d’amitié. Je suis donc retombée de mon nuage à la vitesse de la lumière.
Un concert musicalement transcendant mais déshumanisé
En somme, aucune fausse note technique pour ce concert des Strokes, ils sont à la hauteur des plus grands comme U2 ou The Rolling Stones. Leur musique est vraiment grandiose. Mais il leur manque une grosse dose de folie à la Greenday et la chaleur humaine de Coldplay. Tout laisse à penser que les Strokes ne prennent aucun plaisir à jouer tous ensemble. Que les tensions dans le groupe sont bien réelles et toujours d’actualité et que les grosses rumeurs de séparation ont toute légitimité à s’alimenter.
Cela me fait peur car j’adorerais quand même remettre ça. Tantôt l’on entend qu’ils ne se supportent plus, tantôt qu’ils vont rapidement enregistrer un cinquième et nouvel album. Je vote pour la seconde option bien sûr mais ce que j’ai vu ne m’a pas rassurée. Je suis l’actu des Strokes de près et ne manquerai pas de vous tenir au courant !
En attendant, restons encore sur cet événement unique avec quelques vidéos glanées sur Youtube pour vous montrer l’ambiance de ce concert au Zénith. Je vous propose aussi le live de Taken for a Fool qui n’a pas été programmée mais on va faire comme si parce qu’on l’adore et que c’est une vidéo officielle donc bon son et image ! Et puis juste pour le plaisir, je vous laisse aussi le clip de Heart in a Cage…Enjoy :)
The Strokes : Reptilia, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source lilineCpel via Youtube
The Strokes : Automatic Stop, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source Delrice38 via Youtube
The Strokes : Hard to explain, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source Hirako971 via Youtube
The Strokes : Taken for fool, live @Bonnaroo, source theStrokesVevo via Youtube
The Strokes : Heart in Cage, clip officiel, source theStrokesVevo via Youtube
PS : si vous avez aimé cet article, retrouvez toutes mes chroniques de concert dans les pages Mok’s concert : 2009 – 2010 – 2011
Je découvre enfin Wu Lyf, le groupe événement du rock anglais
Je n’en avais jamais entendu parler jusqu’en juin dernier avec la Une des Inrocks n°810 : « Wu Lyf un groupe d’enfer » et un dossier complet pour tout savoir sur ce nouveau groupe. L’article est désormais en ligne sur leur site web par ici.
Avant d’apporter ma modeste pierre à l’édifice et de vous offrir ma chronique, un petit retour historique sur les Wu Lyf s’impose. Car ils ont réussi à créer l’événement musical du printemps 2011 avec la sortie de leur premier album Go tell the Fire Mountain le 23 mai après un teaser de longue haleine !
Wu Lyf c’est d’abord une belle opération marketing et un buzz underground
Ils ont réussi le tour de force d’exciter la presse, de la tenir en haleine pendant plus d’un an, distillant des infos au compte-goutte, essaimant de-ci de-là des news sur le net uniquement, faisant grandir le mystère avec des apparitions non seulement rarissimes mais masqués de surcroît. Pas de page Facebook, un site web pauvre, pas de photo. Quant aux interviews, seuls des journalistes triés sur le volet avaient droit à cet honneur car à l’époque, Wu Lyf se voulait un collectif  de révoltés contre la société ! Les rares initiés savaient alors que Wu Lyf c’est un groupe composée de 4 jeunes anglais venus de Manchester ; que le sigle signifie World Unite Lucifer Youth Foundation [grosso modo une MJC à la gloire du maître des ténèbres quoi !]. Tout un programme donc et un sigle pour le moins pompeux mais qui avait le mérite une fois encore de laisser planer le mystère. Et en bonus, ils avaient déjà pu écouter le Wu Lyf sound avec 3 titres dont Such a Sad Puppy Dog et Heavy Pop présents sur l’album.
Mais dès que la curiosité s’emballait, ils s’enfermaient à nouveau dans leur attitude de jeunes adolescents en crise contre le monde adulte.Seul un microcosme de l’underground musical réussissait à en savoir plus, comme un privilège énorme de participer à la naissance d’une révolution musicale, au nez et à la barbe de tous les autres dehors dans la lumière. Et le mystère grandissait.
Finalement, personne ne savait trop rien de Wu Lyf jusqu’à la sortie de leur album, et depuis lors, les articles pleuvent. D’après ce que j’ai pu lire au gré de mes recherches sur le net, la critique presse est plutôt dithyrambique. Quelques articles tentent de se démarquer de l’avis majoritaire avec un ouais bof tout ça pour ça peu convainquant.
Wu Lyf n’est pas qu’une stratégie marketing réussie, c’est un nouveau groupe de folie et un album révélation composé de 10 chansons, toutes des tueries !
Point de révolution à l’horizon, rien de totalement neuf, les Wu Lyf  me font parfois penser à d’autres comme Vampire Week-end, Arcade Fire, Archive ou encore Radiohead. Mais point de copie, Wu Lyf c’est un mélange des genres. Donc oui, Wu Lyf c’est un son neuf, un nouveau-né sur la scène rock anglaise, du sang frais à s’injecter dans les veines, une révélation musicale. Des chansons mélancoliques où l’euphorie gagne quand même toujours sa place dans l’obscurité fumeuse des cavernes infernales. Des mélodies originales, profondes et mystiques où se mêlent des guitares hawaïennes, un orgue caverneux et enchanteur, des rythmes hypnotiques et une voix hurlant sa rage et ses tripes à qui veut bien l’entendre. C’est juste magnifique !
Je rejoins l’avis de Publik’art sur le fait que l’album donne l’impression d’une seule chanson étirée et découpée en 10. Mais moi a contrario c’est ce que j’aime. Je suis droguée par cet album. Le temps qu’il dure je m’évade, je plane, je vibre, je tremble d’émotion ! J’ai envie d’hurler mes tripes en duo avec Ellery Roberts le chanteur,  et ses musiciens. J’ai envie d’avoir 18 ans à nouveau et de croire qu’on peut changer le monde, que l’avenir sera différent même si la noirceur ambiante fait peur. LYF me fait monter les larmes aux yeux, We Bros me donne envie de tourbillonner, quant à Dirt et Heay Pop, tellement sublimes…j’ai le coeur qui explose !
Comme Dali dans son article sur la blogothèque, je suis conquise et enflammée par les diablotins Wu Lyf et leur musique dantesque. Je ne peux que vous recommander l’écoute de l’album et vous laisse avec les clips de Dirt et LYF, et Heavy Pop en Live…Enjoy :)
Wu Lyf : Dirt, clip officiel, source trubluloveu via Youtube
Wu Lyf : LYF, clip officiel, source trubluloveu via Youtube
Wu Lyf : Heavy Pop, live @Transmusicales de Rennes 12/11/10, source The Drone website via Youtube
Je vous le disais dans mon précédent post, c’est la saison des clips !
Au tour des Strokes de nous présenter le sien et je suis particulièrement contente car c’est ma chanson favorite de l’album Angles qu’ils ont choisie pour 2e single : Taken for a fool.
J’affichais clairement ma déception lors de la sortie du nouvel opus des Strokes (post à retrouver par ici) parce qu’après des années d’attente et d’impatience, je m’attendais à un coup de foudre, les Strokes m’ont toujours enchantée dès la première écoute.
Retour sur Angles, finalement pas si mal que ça !
Cette fois pas  d’emballement immédiat, plutôt un mûrissement de longue haleine. Mais une fois la déception passée, j’ai pu réécouter cet album et j’avoue que non seulement je l’aime beaucoup maintenant mais en plus je l’écoute en boucle tous les jours ! Je vous avais dit que je risquais de changer d’avis, je suis quand même super méga fan des Strokes à la base ;) Malgré tout, je pense toujours qu’il n’est pas au niveau des précédents car tout n’est pas bon. Je zappe systématiquement  You’re so right et Call me back et j’aime moyennement Two kinds of happiness et Life is simple in the Moonlight dont je n’aime que la mélodie des refrains. Je ne jetterais par contre aucune chanson des précédents albums.
Par contre, pour le reste, je suis fan ! Machu Picchu, Under Cover of Darkness, Games, Metabolism et mes 2 favorites Gratisfaction et Taken for a fool donc, que je ne peux m’empêcher de chanter même dans la rue ou dans le métro bondé. A une semaine du concert au Zénith, pour lequel j’ai mes places vous vous en doutez, je suis rassurée et plus impatiente que jamais de les voir et les écouter in real life ! Bien sûr, vous aurez droit au live report…D’ici là , je vous laisse avec le nouveau clip des Strokes : Taken for a fool ! Enjoy :)
The Strokes : Taken for a fool, clip officiel, source Youtube
L’été c’est la saison des festivals mais aussi des clips. Après les Kills et les Scarlet Queens, c’est au tour du groupe Elephanz de sortir un clip, celui du single Stereo présent sur leur mini EP sorti il y a quelques semaines, je vous en parlais par ici.
On est loin de l’univers onirique et graphiquement parfait des Scarlet Queens, mais les Elephanz ont le mérite de ne pas se prendre au sérieux ! Ils se montrent tour à tour employés de bureau, ouvriers de chantier, danseurs de ballet ou ramoneurs, régulièrement entourés de danseuses ou d’une patineuse sur glace qui n’apportent finalement pas beaucoup de sens ni d’intérêt à l’idée d’origine. A prendre assurément au deuxième voire au troisième degré, ce clip montre un visage décalé de ce groupe qui, je pense, cherche encore son identité.
Cela donne un ensemble plutôt fouillis et un plutôt maladroit qui confirme mon impression lors de leur concert à la Bellevilloise le 11 juin dernier. J’y ai vu des musiciens peu à l’aise, intimidés, hésitants et encore trop amateurs. Ils ont pourtant un répertoire de chansons déjà bien fourni, des mélodies accrocheuses et originales que j’adore d’ailleurs ! J’ai acheté leurs 2 EP que j’écoute tous les jours avec grand plaisir et pendant le concert ils ont interprété plusieurs autres titres inconnus que j’ai trouvés excellents comme Wake up ou You should stop. Mais ils manquent encore de poigne, d’audace et de rock’n roll attitude.
Ce clip a le mérite d’ouvrir la voie à plus de folie même si elle apparaît encore un peu timorée. Il leur manque toujours une pincée de décadence, un soupçon d’obscurité, un nuage d’étrangeté déjantée et un leader charismatique pour faire décoller l’ensemble vers un univers rock bien marqué. Certes,  mais je crois en eux car leur musique vaut vraiment le détour ! Je vous laisse donc découvrir le premier clip des Elephanz avec Stereo, avec tous nos encouragements et sous vos applaudissements ! Enjoy :)
Elephanz : Stereo, clip officiel, source Dailymotion
Elephanz – Stereo (official music video) par Elephanznewsongz
Que vous dire sans répéter ce que je vous ai déjà dit dans mon live report de décembre 2009 ?
Shaka Ponk reste le meilleur groupe à voir en concert  ! S’il vous faut faire un concert rock dans votre vie, je pense que c’est celui-ci.
Je n’accroche pas au dernier album The Geeks and the Jerkin’ Socks dans sa version album studio mais en live, c’est une toute autre histoire. En fait, leur musique est faite pour être écoutée en live, y’a pas photo. J’irais même plus loin, ils devraient proposer uniquement des versions live de leurs albums, les radio edit c’est pas pour eux. Trop standards, masterisées, lissées voire polissées, elles ne leur correspondent pas.  Les Shaka Ponk c’est du rock brut, de l’électro incontrôlée, de la sueur, des cris, des monkey danses, une envie bestiale, de la folie pure et trippante ! Comment voulez-vous compiler tout cela dans une boîte ? Dans quelques années peut-être, on pourra lancer un cd et le groupe apparaitra en hologramme dans notre salon…
En attendant, j’ai vécu pour de vrai un pur concert de folie mais pro jusqu’au bout des ongles !
Les Shaka Ponk en live c’est un show de dingue avec un écran/totem immense au graphisme splendide, membre à part entière du groupe sur scène, richesse supplémentaire par rapport à un album studio.
Par rapport aux précédentes versions, on sent qu’ils ont énormément travaillé leur jeu de scène : ils se sont accessoirisés, avec des micros en forme de calumets par exemple [NDLR : ce sont en fait des micros avec caméra incorporée au bout servant à filmer la foule pour la shaka TV, merci à Tiki et Crealand pour cette précision !] ; ils se sont mis en scène et chorégraphiés, notamment avec leur jeu constant avec l’écran/totem. Cependant, malgré les apparences, rien n’est laissé au hasard. Tout est sous contrôle, millimétré dans une précision professionnelle mais dans une ambiance bordélique ! C’est l’une de leurs caractéristiques : ils donnent toujours l’impression d’un groupe débutant, qui se permet tout et n’importe quoi alors qu’en fait ils ont tout prévu et ont l’allure des plus grands.
Samaha Sam, la belle et funky monkey chanteuse
Outre ce show extravagant et délirant, ils m’ont aussi bluffée par ce professionnalisme : les Shaka Ponk sont définitivement entrés dans la cour des grands et font preuve d’une maîtrise exceptionnelle, à tous les niveaux d’ailleurs : scénique, je viens de le dire, mais aussi musicale et vocale.
Je suis ravie de l’arrivée de Samaha Sam, la chanteuse qui apporte la pointe de féminité qui m’avait manqué lors du live de 2009. Elle est magnifique, un corps de rêve, une allure sauvage à l’image du groupe. Elle m’a éblouie tout du long, j’imagine alors l’effet du diable qu’elle doit produire auprès de la gente masculine ! Cette nana est extraordinaire, une extra-terrestre, elle me fait penser à Neytiri  l’héroïne d’Avatar. Ils ne pouvaient pas trouver plus belle représentante féminine. Sa voix puissante et juste se marie parfaitement à celle de Frah le chanteur dont le charisme et l’énergie ne peuvent eux aussi provenir que d’une autre planète. Ce mec est juste hallucinant. Il est tout le temps à fond : au chant, à la danse, à l’animation du public…Sans jamais pondre une seule fausse note et en plus il dégage une sensualité du diable. Ce mec est né pour être sur scène.
Côté musique, c’était parfait !
Bon dieu que les musiciens sont bons eux aussi : CC à la guitare électrique, Mandris à la basse, Steve au clavier, et le beau gosse Ion à la batterie. Ce sont eux les membres indispensables du live qui donnent aux chansons leur énergie, leur puissance, leur folie et qui donnent envie d’hurler, de danser, de sauter partout et de finir en sueur au bord de l’apoplexie ! Mention spéciale à CC qui me fait tripper avec ses riffs de guitare notamment sur Run Run Run ou Palabra mi amor qui sont transformées par le live et qui me filent encore des frissons 3 jours après !
Ils ont fait du chemin les Shaka Ponk, Frah lui-même nous l’a dit pour introduire How we kill Stars, la chanson qui les a fait connaître : ils étaient une crotte de groupe de rock et par la volonté du saint esprit qu’il sait qu’il est un singe ils ont réussi à percer ! J’adore !
J’en suis encore toute retournée et une chose est sure, je retourne dès que possible les voir en concert !
Un public au top dans la fosse mis à part quelques ouistitis sans cervelle
Seul bémol que j’ai failli oublier dans mon enthousiasme shakaponkien, il revient à une partie du public. Sous prétexte que le groupe est cool, qu’il a gardé proximité, simplicité et qu’il ne se prend pas la tête, certains pensent que c’est la teuf. Du coup on a eu droit pendant tout le concert à des guignolos qui montaient sans arrêt sur scène. Je veux bien une fois, deux fois c’est sympa et ça montre le côté décontracté de l’ambiance mais à force, c’est relou. En plus, nombre d’entre eux gênaient carrément les musiciens et les chanteurs qui ne savaient plus comment s’en défaire. A un moment, on a même eu droit à 3 mômes sortis d’on ne sait où sur scène, leurs parents devaient être trop « parents fiers de l’être » pour se rendre compte que la situation à l’origine mignonne virait au ridicule et que le groupe ne savait plus comment s’en débarrasser. Comme le dit très bien mon cher crealand « à partir d’un certain moment, faut fixer des limites sinon, ça devient la kermesse du village » !
Mis à part ces quelques emmerdeurs, la foule était heureuse de retrouver les Shaka Ponk après tout ce temps et la fosse sautait en rythme, générant une masse uniforme, véritable mer humaine ondulant au rythme de leur musique euphorisante.
Je vous laisse d’ailleurs avec une vidéo de ce live au son tout pourri mais qui a le mérite de parfaitement montrer l’ambiance de folie à la Cigale. S’ensuit une vidéo de meilleure qualité avec Dot Coma et Te Gusta Me…Enjoy :)
PS : malgré ce live exceptionnel et une écoute métamorphosée du dernier album The Geeks and the Jerkin’ Socks, je confirme ne pas supporter Let’s Bang…désolée mais y’a rien à faire, ça ne le fait pas !
PS2 : dommage que Bertrand Cantat ne nous ai pas fait l’honneur de chanter Palabra Mi amor, alors qu’il était sur place, j’espère bien le voir lors d’un prochain live : Bertrand si tu m’entends !
Shaka Ponk : ambiance d’intro How Kill Stars live @La Cigale, 9 juin 2011, source youtube
Shaka Ponk : Dot Coma + Te Gusta Me @La Cigale, 9 juin 2011, source youtube
Une nouvelle découverte MokYthem de plus !
Je vous présente Elephanz, un groupe venu de Nantes créé en 2008, composé initialement de Jonathan au chat et guitare électrique, et de son frère Maxime au contre-chant et clavier. Clément et Thibaud complètent le duo sur scène respectivement à la batterie, et à la basse et trompette.
Encore des frenchies mais ils ont eux aussi eu la bonne idée de chanter dans la langue de Shakespeare !
Depuis sa création, le groupe a sorti son premier EP Ideal Roomates composé de 5 titres, il s’est produit aux TransMusicales de Rennes et a remporté le prix Chorus des Hauts de Seine en 2010.
Leur actu : ils viennent de sortir un mini EP composé de 2 titres : Stereo et une nouvelle version de Do you like my song, single déjà présent sur le premier EP, véritable tuerie électro pop qui a d’ailleurs eu l’honneur d’être remixée par Beat Torrent.
Je les ai découverts il y a une semaine et depuis j’écoute en boucle leur pop enthousiaste, rythmée, entraînante, opulente et grisante
Inutile de détailler chaque morceau, j’adore tout ! Les mélodies sont ultra riches et travaillées, les voix entraînantes donnent envie d’apprendre toutes les paroles et de chanter à tue tête. Après la déception due au dernier album des Arctic Monkeys (chronique disponible par ici), ça fait du bien !
Je suis littéralement raide dingue de leur musique et j’attends l’album avec impatience ! Le dernier EP ayant été réalisé par Pierre Guimard qui a permis l’explosion de Lilly Wood & The Prick, j’ai bon espoir. Je vous invite à découvrir d’urgence vous aussi la musique des Elephanz avec ma playlist Deezer que je vous laisse ci-dessous, composée de tous les morceaux disponibles à ce jour soit 7 titres au total. J’ajoute une vidéo medley de leur live au Réservoir à Paris en mars 2009. Ce vous donnera surement envie d’aller les voir en concert à la Bellevilloise samedi prochain, le 11 juin. Moi en tous cas, c’est certain, j’y serai ! Enjoy :)
Elephanz : ma playlist Deezer
Elephanz : live @Reservoir, 11 mars 2009, source Youtube
Eh bien ça y est, nous y sommes mes chers mokymokeurs, le jour de l’écoute du nouvel album des Arctic Monkeys est (enfin) arrivé !
Si vous avez suivi avec moi le lancement de Suck it and See depuis les premiers bruissements sur le net, vous savez que je suis super déçue par les titres qu’ils nous ont présentés jusqu’à présent. Qu’en est-il alors de ce nouvel album ?
Pas d’enthousiasme mokymokien pour la nouvelle oeuvre des Arctic Monkeys
Par dessus tout, je suis déconcertée par cet opus étrangement mou et majoritairement composé de ballades plutôt calmes, tranquilles et romantiques :
- She’s Thunderstorms dont l’intro est du coup totalement trompeuse
- Black Treackle certes une belle chanson avec de beaux effets mais je cherche le côté rock
- The Hellcat Spangled Shalalala single qui ne mérite pas que je m’y attarde une seconde fois
- Reckless Serenade, dont on pourra retenir la basse d’intro et l’accompagnement des guitares pour les amateurs de tab, celle-ci doit être sympa à jouer
- Piledriver Waltz, dont j’aime pas mal le rythme valsant, plutôt originale pour le coup
- Love is a Laserquest véritable et belle chanson pour amoureux que j’aurais pu écouter en boum il y a quelques années
- et Suck it and See qui ressemble au générique d’une série télé familiale
Résultats : 7 morceaux pas rock du tout sur 12, soit plus de la moitié de l’album !!!
J’enlève Brick by Brick que je ne supporte toujours pas et qui restera la blague musicale de l’année. Il reste donc 4 titres, dont Don’t sit down cause I’ve moved your chair, le premier single officiel dont je n’aime pas le rythme répétitif, pour essayer de trouver un semblant de mélodie au rock abrasif.
4-1 = 3 chansons qui présentent un intérêt si on fait l’effort de prêter l’oreille parce qu’on est fan des Arctic Monkeys  !
- Library Pictures commence et finit bien : le rythme monte en puissance vers un rock dur et râpeux, avec la voix d’Alex Turner qui fend l’espace. Mais en plein milieu, alors même qu’on pourrait se laisser aller à secouer la tête et les cheveux, patatra ! On se retrouve à nouveau dans les champs en fleur, main dans la main avec son adoré ! Dommage, j’aurais préféré une envolée de guitares électriques, une batterie en furie et des corps en feu !
- All My Own Stunts est la meilleure chanson de l’album à mon sens : rock, des riffs de guitare électrique grisants, des changements de rythme déroutants, du bon et du vrai Arctic Monkeys. Mais on est loin de Brianstorm ou Old Yellow Bricks.
- L’album termine sur That’s where you’re Wrong, qui est plutôt neutre : ni rock ni ballade, sans grand intérêt, c’est ça qu’on appelle généralement pop rock ?
A l’instar de Muse, les Arctic Monkeys vont finir par se retrouver en BO du prochain Twilight ou pire encore, de la suite de Numéro 4 ! Et ils l’auront bien cherché…Mais où sont passés les Arctic Monkeys ?
Je ne comprends pas ce virage et ne reconnais pas la musique de l’un de mes groupes pourtant largement favoris. Ce n’est pas le rythme plus lent qui me gêne : Jeweller’s Hands m’accompagne chaque jour et j’adore Cornerstone. C’est le manque d’originalité, de finesse, d’éclat, de luminosité et de grandeur qui me dérange.
Quand j’écoute l’album de Miles Kane [vous pouvez retrouver ma critique coup de coeur par ici], je m’interroge d’autant plus ! Son acolyte a pour le coup sorti un bel album pop, riche, maîtrisé, original et racé, l’un des meilleurs albums de l’année jusqu’à présent. Pourtant la patte d’Alex Turner y est omni présente, que s’est-il passé pour son propre groupe ? Mystère !
Je vais donc me contenter des 3 précédents albums et vais laisser de côté ce 4e opus que je qualifierais d’erreur de parcours
Je vous laisse donc avec une nouvelle grosse déception, c’est dingue comme cette année les valeurs sures s’effondrent (cf ma chronique d’Angles des Strokes à lire par ici). Si quelqu’un veut tenter de m’éclairer et m’aider à trouver des réponses, les commentaires sont les bienvenus ! Bon ben je vous laisse avec Suck it and See, le nouvel album tant attendu des Arctic Monkeys…Enjoy !
Au fait, j’ai complètement oublié de vous faire mon live report du concert de Skip The Use à la Boule Noire ! Toutes mes excuses mes chers mokymokeurs et merci à Crealand de m’avoir rappelé mon oubli : « c’était comment skip the use !? Me semble que tu y es retournée » !
Je confirme, j’y suis retournée le 27 avril 2011 [retrouvez par ici le live report du concert de Skip the Use au Rack'Am, 26 septembre 2010], j’avais adoré ce concert, et comme la dernière fois  :
- il a fait chaud, très chaud
- ils ont transpiré…et nous aussi
- ils nous ont fait danser commes des dératés
- ils nous ont donné l’impression qu’on était tous leurs potes
- ils nous ont fait chanter des ooooo et des éhééééééééé et des my ladyyyyyyyyyy
- ils ont déconné
- ils ont dit des gros-mots
- ils nous ont remercié d’être là , de les soutenir toujours plus et toujours plus nombreux
- ils ont chanté mes préférées : Bastard Song, She’s My Lady et Give me
- ils ont chanté de nouveaux titres et donné envie d’écouter – vite – le prochain album I can be late, qui j’espère ne le sera pas, retardé :D
- ils avaient l’air heureux d’être sur scène, devant nous et avec nous, comme si c’était la première fois
- ils nous ont mis à genoux, aux sens propre comme au figuré
- ils m’ont donné envie de recommencer !
Pour cette deuxième fois, pas le temps de dire ouf que c’était déjà terminé ! Ils ont confirmé leur talent, leur folie, leur joie et leur attitude punk rock positive. Ils reviennent le 13 octobre au Bataclan, alors si vous les avez ratés, ne les manquez pas cette fois. Skip the Use, c’est un groupe à l’énergie explosive et contagieuse à ne surtout pas manquer en live, parole de Mok ! Je vous en laisse la preuve avec les photos officielles du concert disponible sur leur Flickr, et 3 vidéos  live :  Bastard Song et Give me parce que je ne m’en lasserai jamais et Cup of Coffea, une nouvelle chanson Messieurs Demmes ! Préparez-vous à mover votre body…Enjoy :)
*** [KDO Bonus : la setlist] ***
I can be late – She’s my lady – Antislavery – Off me – P.p – Â Give me – Dr house – You are – Ghost – Cup of coffee – Dreamland – Hell parade – Don’t want to be – People – Bullet – Song 2 (reprise de Blur) – Bastard Song
***[VIDEOS] ***
Skip the Use : Cup of Coffea, live à la Boule Noire le 27 avril 2011, source Youtube, merci à  lilangelll pour la vidéo :)
Skip the Use : Give me, live @ la Boule Noire 30 avril 2011, source RockTV69 via Youtube
Skip the Use : Bastard Song, live @ Nethen Festival, 10 juin 2010, source Youtube






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