23.07.2011

The Strokes au Zénith : c’était comment ? Live Report !

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Je ne reviens pas du titre de cet article ! The Strokes au Zénith, j’y étais ! J’ai vu les Strokes en live ! Sur ma liste de choses à faire avant de quitter cette vie, je peux rayer « voir The Strokes en concert ».

visuel article concert The Strokes Zénith Paris 20 juillet 2011

Une première partie sans éclat et l’impatience qui grandit

La première partie était assurée par The Cribs, inconnus pour moi. Le son était juste horrible, les basses tellement lourdes que j’en ai eu mal au coeur ! L’ingénieur du son s’est d’ailleurs pris pas mal de bad tweets postés en direct du Zénith. Du coup difficile d’apprécier vraiment les chansons. Je n’ai pas trop accroché et puis j’étais vraiment impatiente de voir les Strokes. Je passe donc sur la prestation de The Cribs…

Ma patience et celle de tous mes comparses d’un soir ont été mises à rude épreuve. Nos rockeurs nous ont fait attendre une heure avant de prendre le relais et nous livrer enfin leur musique. Mais dès lors qu’ils ont fait leur apparition sur scène, j’ai été transportée dans un univers rock hors du temps et de l’espace. Dans la fosse, je n’ai alors pas ressenti la pesanteur quand des énergumènes ont commencé à bourriner tout le monde. Ballottée de droite à gauche, d’avant en arrière, peu importe, j’étais hypnotisée par la scène et ce qui s’y passait.

Les premières notes de musique ont retenti et nous avons tous reconnu New York City Cops. Je ne fais pas durer le suspense, et vous colle la setlist ici :

setlist concert The Strokes Zénith 20 juillet 2011 Paris Angles Tour

The Strokes Setlist Le Zenith, Paris, France 2011, Angles Tour

Trop bon, trop court !

Vous voyez qu’ils n’ont pas été avares, ils nous ont bien gâtés avec 19 titres, que des tueries ! J’aurais bien échangé You’re so Right par Taken for a Fool et j’aurais adoré écouter The End has no End ou On the other Side ou Heart in a Cage mais en vérité, j’aurais été totalement satisfaite que s’ils avaient chanté les titres de leurs 4 albums et pas un de moins ! Bon ok, impossible de tout garder, ils sont obligés de faire un choix. Du coup, pas grand chose d’autre à dire sur cette setlist, j’aime toutes les chansons qui la composent. J’ai donc été transie de bonheur à chaque fois qu’il entamaient une chanson et dépitée à chaque fois qu’elle se terminait ; mais finalement, ce concert fût un pur moment d’extase musicale !

The Strokes, des musiciens au top…

Le son était pour le coup très bon, les réglages prêts pour accueillir des musiciens parfaits. Aucune fausse note, c’est rodé, maîtrisé, un peu trop même. Je regrette qu’ils ne se soient pas laissés aller à quelques moments d’évasion avec des solos de guitare improvisés. Pourtant Nikolai Fraiture est grandiose avec sa guitare et aurait de quoi nous éclater les tympans. Seul Albert Hammond Jr donnait l’impression de s’éclater et d’atteindre l’orgasme musical. Souriant, brillant, la main floue tout le temps à force de remuer les cordes de sa guitare. Un magicien de la musique. J’avoue, je suis encore plus fan de lui qu’avant ! Mais j’aurais adoré qu’ils nous offre tout son génie et qu’il s’autorise à une explosion électrique.

Julian Casablancas m’avait déjà époustouflée l’an dernier lors de son concert à la Cité de la Musique. Cette fois encore, il m’a impressionnée par la beauté de sa voix. Il la maîtrise avec brio et l’envoie dans l’espace avec sérénité et force en même temps. Il se balade avec son ami micro et ne trébuche pas. Néanmoins, là aussi j’aurais apprécié qu’il se lâche, qu’il soit rock, qu’il ne nous resserve pas aussi facilement des chansons qu’il connaît sur le bout des doigts. Petit bémol cependant après coup car, alors que j’écoute les vidéos que vous verrez donc à la fin de l’article, je constate qu’il y chante super faux ! Pendant le concert en tous cas, il m’a bluffée.

…mais peu enthousiastes !

Toute cette maîtrise a finalement généré trop de retenue. Pas d’ambiance sur scène, aucune complicité entre les mmbres du groupe, si ce n’est quelques échanges entre Albert et Julian, les autres musiciens étaient inexistants. Ils ont fait leur boulot, ils ont joué leur musique…point barre, aucune prise de risque. Cette froideur n’a heureusement pas réussi à entamer l’euphorie infaillible des fans fourmillant dans la fosse et qui scandaient toutes les paroles par coeur même les plus récentes issues de l’album Angles. Mais l’ambiance du groupe restait insensible à ces marques d’affection, les Strokes ont cruellement manqué de chaleur et d’enthousiasme. Ce qui m’amène au gros point noir de ce concert : la fin brutale. Nous nous sommes tous retrouvés hagards quand les lumières se sont rallumées. Nous avons compris qu’ils ne reviendraient pas, le concert était bien terminé. Pourtant, deux secondes plus tôt, ils étaient encore sur scène. Pas d’au revoir, pas de déclaration d’amour, pas de remerciement avant de partir, que dalle ! Ils ont plié lé concert sans nous adresser une quelconque marque d’amitié. Je suis donc retombée de mon nuage à la vitesse de la lumière.

Un concert musicalement transcendant mais déshumanisé

En somme, aucune fausse note technique pour ce concert des Strokes, ils sont à la hauteur des plus grands comme U2 ou The Rolling Stones. Leur musique est vraiment grandiose. Mais il leur manque une grosse dose de folie à la Greenday et la chaleur humaine de Coldplay. Tout laisse à penser que les Strokes ne prennent aucun plaisir à jouer tous ensemble. Que les tensions dans le groupe sont bien réelles et toujours d’actualité et que les grosses rumeurs de séparation ont toute légitimité à s’alimenter.

Cela me fait peur car j’adorerais quand même remettre ça. Tantôt l’on entend qu’ils ne se supportent plus, tantôt qu’ils vont rapidement enregistrer un cinquième et nouvel album. Je vote pour la seconde option bien sûr mais ce que j’ai vu ne m’a pas rassurée. Je suis l’actu des Strokes de près et ne manquerai pas de vous tenir au courant !

En attendant, restons encore sur cet événement unique avec quelques vidéos glanées sur Youtube pour vous montrer l’ambiance de ce concert au Zénith. Je vous propose aussi le live de Taken for a Fool qui n’a pas été programmée mais on va faire comme si parce qu’on l’adore et que c’est une vidéo officielle donc bon son et image ! Et puis juste pour le plaisir, je vous laisse aussi le clip de Heart in a Cage…Enjoy :)

The Strokes : Reptilia, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source lilineCpel via Youtube

The Strokes : Automatic Stop, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source Delrice38 via Youtube

The Strokes : Hard to explain, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source Hirako971 via Youtube

The Strokes : Taken for fool, live @Bonnaroo, source theStrokesVevo via Youtube

The Strokes : Heart in Cage, clip officiel, source theStrokesVevo via Youtube

PS : si vous avez aimé cet article, retrouvez toutes mes chroniques de concert dans les pages Mok’s concert : 200920102011

Publié le : 23-07-2011 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : clip, concert, musique
12.06.2011

Shaka Ponk à la Cigale le live report !

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shaka onk membres groupe 2011

Que vous dire sans répéter ce que je vous ai déjà dit dans mon live report de décembre 2009 ?

Shaka Ponk reste le meilleur groupe à voir en concert  ! S’il vous faut faire un concert rock dans votre vie, je pense que c’est celui-ci.

Je n’accroche pas au dernier album The Geeks and the Jerkin’ Socks dans sa version album studio mais en live, c’est une toute autre histoire. En fait, leur musique est faite pour être écoutée en live, y’a pas photo. J’irais même plus loin, ils devraient proposer uniquement des versions live de leurs albums, les radio edit c’est pas pour eux. Trop standards, masterisées, lissées voire polissées, elles ne leur correspondent pas.  Les Shaka Ponk c’est du rock brut, de l’électro incontrôlée, de la sueur, des cris, des monkey danses, une envie bestiale, de la folie pure et trippante ! Comment voulez-vous compiler tout cela dans une boîte ? Dans quelques années peut-être, on pourra lancer un cd et le groupe apparaitra en hologramme dans notre salon…

En attendant, j’ai vécu pour de vrai un pur concert de folie mais pro jusqu’au bout des ongles !

Les Shaka Ponk en live c’est un show de dingue avec un écran/totem immense au graphisme splendide, membre à part entière du groupe sur scène, richesse supplémentaire par rapport à un album studio.

Par rapport aux précédentes versions, on sent qu’ils ont énormément travaillé leur jeu de scène : ils se sont accessoirisés, avec des micros en forme de calumets par exemple [NDLR : ce sont en fait des micros avec caméra incorporée au bout servant à filmer la foule pour la shaka TV, merci à Tiki et Crealand pour cette précision !] ; ils se sont mis en scène et chorégraphiés, notamment avec leur jeu constant avec l’écran/totem. Cependant, malgré les apparences, rien n’est laissé au hasard. Tout est sous contrôle, millimétré dans une précision professionnelle mais dans une ambiance bordélique ! C’est l’une de leurs caractéristiques : ils donnent toujours l’impression d’un groupe débutant, qui se permet tout et n’importe quoi alors qu’en fait ils ont tout prévu et ont l’allure des plus grands.

Samaha Sam, la belle et funky monkey chanteuse

Outre ce show extravagant et délirant, ils m’ont aussi bluffée par ce professionnalisme : les Shaka Ponk sont définitivement entrés dans la cour des grands et font preuve d’une maîtrise exceptionnelle, à tous les niveaux d’ailleurs : scénique, je viens de le dire, mais aussi musicale et vocale.

Je suis ravie de l’arrivée de Samaha Sam, la chanteuse qui apporte la pointe de féminité qui m’avait manqué lors du live de 2009. Elle est magnifique, un corps de rêve, une allure sauvage à l’image du groupe. Elle m’a éblouie tout du long, j’imagine alors l’effet du diable qu’elle doit produire auprès de la gente masculine ! Cette nana est extraordinaire, une extra-terrestre, elle me fait penser à Neytiri  l’héroïne d’Avatar. Ils ne pouvaient pas trouver plus belle représentante féminine. Sa voix puissante et juste se marie parfaitement à celle de Frah le chanteur dont le charisme et l’énergie ne peuvent eux aussi provenir que d’une autre planète. Ce mec est juste hallucinant. Il est tout le temps à fond : au chant, à la danse, à l’animation du public…Sans jamais pondre une seule fausse note et en plus il dégage une sensualité du diable. Ce mec est né pour être sur scène.

Côté musique, c’était parfait !

Bon dieu que les musiciens sont bons eux aussi : CC à la guitare électrique, Mandris à la basse, Steve au clavier, et le beau gosse Ion à la batterie. Ce sont eux les membres indispensables du live qui donnent aux chansons leur énergie, leur puissance, leur folie et qui donnent envie d’hurler, de danser, de sauter partout et de finir en sueur au bord de l’apoplexie ! Mention spéciale à CC qui me fait tripper avec ses riffs de guitare notamment sur Run Run Run ou Palabra mi amor qui sont transformées par le live et qui me filent encore des frissons 3 jours après !

Ils ont fait du chemin les Shaka Ponk, Frah lui-même nous l’a dit pour introduire How we kill Stars, la chanson qui les a fait connaître : ils étaient une crotte de groupe de rock et par la volonté du saint esprit qu’il sait qu’il est un singe ils ont réussi à percer ! J’adore !

J’en suis encore toute retournée et une chose est sure, je retourne dès que possible les voir en concert !

Un public au top dans la fosse mis à part quelques ouistitis sans cervelle

Seul bémol que j’ai failli oublier dans mon enthousiasme shakaponkien, il revient à une partie du public. Sous prétexte que le groupe est cool, qu’il a gardé proximité, simplicité et qu’il ne se prend pas la tête, certains pensent que c’est la teuf. Du coup on a eu droit pendant tout le concert à des guignolos qui montaient sans arrêt sur scène. Je veux bien une fois, deux fois c’est sympa et ça montre le côté décontracté de l’ambiance mais à force, c’est relou. En plus, nombre d’entre eux gênaient carrément les musiciens et les chanteurs qui ne savaient plus comment s’en défaire. A un moment, on a même eu droit à 3 mômes sortis d’on ne sait où sur scène, leurs parents devaient être trop « parents fiers de l’être » pour se rendre compte que la situation à l’origine mignonne virait au ridicule et que le groupe ne savait plus comment s’en débarrasser. Comme le dit très bien mon cher crealand « Ã  partir d’un certain moment, faut fixer des limites sinon, ça devient la kermesse du village » !

Mis à part ces quelques emmerdeurs, la foule était heureuse de retrouver les Shaka Ponk après tout ce temps et la fosse sautait en rythme, générant une masse uniforme, véritable mer humaine ondulant au rythme de leur musique euphorisante.

Je vous laisse d’ailleurs avec une vidéo de ce live au son tout pourri mais qui a le mérite de parfaitement montrer l’ambiance de folie à la Cigale. S’ensuit une vidéo de meilleure qualité avec Dot Coma et Te Gusta Me…Enjoy :)

PS : malgré ce live exceptionnel et une écoute métamorphosée du dernier album The Geeks and the Jerkin’ Socks, je confirme ne pas supporter Let’s Bang…désolée mais y’a rien à faire, ça ne le fait pas !

PS2 : dommage que Bertrand Cantat ne nous ai pas fait l’honneur de chanter Palabra Mi amor, alors qu’il était sur place, j’espère bien le voir lors d’un prochain live : Bertrand si tu m’entends !

Shaka Ponk : ambiance d’intro How Kill Stars live @La Cigale, 9 juin 2011, source youtube

Shaka Ponk : Dot Coma + Te Gusta Me @La Cigale, 9 juin 2011, source youtube

Publié le : 12-06-2011 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert, musique
17.05.2011

Festival Days Off : la programmation !

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visuel festival days off 2011J’y étais l’an dernier pour l’un de mes concerts favoris, celui de Julian Casablancas à la Cité de la Musique, dont vous pouvez retrouver le live report par ici si vous l’avez raté :)

J’avais aussi découvert le jeune groupe Candy Clash devenu depuis Concorde et dont je vous ai parlé récemment par là.

J’avais par contre uniquement apprécié l’acoustique exceptionnelle de la Salle Pleyel pour le concert de Divine Comedy en solo au piano, allez, je vous laisse quand même le live report par ici !

Cette année, rebelote, le festival Days Off remet ça, toujours partagé entre la Cité de la Musique et la Salle Pleyel, du 30 juin au 10 juillet 2011, comme vous pouvez le voir sur leur très beau visuel que je vous ai collé à gauche !

Au programme : The Do, Peter Von Poehl [NDLR : j'ai beaucoup écouté son album en 2008, la jolie chanson de la pub Clairefontaine, c'est lui], Fleet Foxes et surtout Metronomy !! Vous savez le groupe que je viens de découvrir, je vous en parlais la semaine dernière…bon ok, je vous donne l’accès direct via ce lien, suis trop sympa, hein ?!

Un joli programme dans des salles à l’acoustique parfaite, ce festival vaut le détour ! Retrouvez tout le programme et toutes les infos du festival sur leur site officiel www.daysoff.fr et je vous laisse écouter leur radio Deezer ci-dessous. Eh oui ! ils font comme moi, ça tombe bien j’adore ce petit lecteur exportable…Enjoy :)

Festival Days Off 2011 : la radio Deezer

Découvrez la radio Festival Days Off 2011
Publié le : 17-05-2011 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : festival
20.02.2011

Cold War Kids : critique du concert et de l’album

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cold war kids thumbnailJ’écoute les Cold War Kids quotidiennement et inlassablement depuis que je les ai découverts en décembre dernier, comme je vous le disais dans cet article du 15 décembre 2010.

Je me délecte de Hang me up to dry, Quiet please, I’ve seen enough ou encore Rubidoux, singles issus de leurs 2 précédents albums. Logiquement, quand j’ai su qu’ils allaient se produire en concert, au Bataclan en plus, je n’ai pas hésité, j’ai pris mes places !

Les Cold War Kids au Bataclan : un enthousiasme incroyable mais un live sans surprise

Mardi dernier, 15 février, je me suis donc retrouvée dans une salle comble de fan aussi impatients que moi d’écouter les Cold War Kids en live. Du coup, le groupe s’est senti immédiatement à l’aise et chez lui sur cette scène du Bataclan. L’ambiance était excellente, le son particulièrement bien réglé et fluide, bravo aux ingénieurs du son et bien entendu aux musiciens ! Ils ont enchaîné les titres avec une certaine aisance et un indéniable enthousiasme. Tout le monde était heureux en somme : nous, public, de les voir en live, et eux, les Cold War Kids, de nous interpréter leurs chansons. Ils nous ont d’ailleurs offert 3 rappels, situation selon leurs propres dires exceptionnelle, la liesse générale méritant cette générosité et ce partage entre des musiciens et son public. J’ai trippé comme je l’espérais sur Hang me up to dry, poussée et transportée dans une folie indie rock orgasmique ! Bon dieu que ce fût bon ! Gros bémol par contre : le tout était trop rodé, trop radio edit, trop propret ! Ils ne se sont pas lâchés et n’ont pas proposé de version live de leurs titres, pas de solo de guitare surpuissant, pas de reprise en choeur avec le public…vraiment dommage, cela aurait pu être tellement plus puissant !

Et en fait, je n’ai été transcendée que par l’ambiance de la salle et les anciens titres mais malheureusement j’avoue que leur 3e album me laisse indifférente.

Mine is yours, le 3e album des Cold War Kids sorti le 25 janvier 2011 : fade et vieillot !

Je ne retrouve pas la profondeur ni les mélodies éclatantes que j’ai maintenant pris l’habitude d’écouter avec eux. La faute à des airs trop folk à mon goût, une volonté nouvelle d’aller s’étrangler dans les aigus…je regrette les accents indie et graves bien marqués sur les précédents albums. Mine is Yours n’apporte rien, pas de nouveauté, pas de surprise, c’est plat et j’ose même ajouter, assez vieillot. Je suis donc très déçue car j’attendais de pouvoir me délecter de nouvelles mélodies des Cold War Kids mais même la joie qui m’a transportée pendant le concert n’a pas suffi à me faire apprécier cet album. J’hallucine même totalement de la chronique dithyrambique faite par les Inrocks et au vu des commentaires associés, je ne suis pas la seule !

Je passe donc mon tour, je garde ma playlist actuelle, j’oublie ce 3e opus en espérant que cet accroc sur leur parcours soit vite effacé par un 4e album de folie – l’espoir toujours – et je vous laisse avec une superbe version live de Quiet Please : longue de plus de 8 minutes et follement indie rock…Enjoy :)

Cold War Kids : Quiet Please, live @ Mercury Louge NY (01/04/07), source Youtube

Publié le : 20-02-2011 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : album, concert
09.10.2010

MGMT au Bataclan : c’était comment ? Critique du concert

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mgmt thumbnailCeux qui me suivent sur Twitter ou sur Facebook le savent déjà, je suis mitigée voire déçue par ce live des MGMT au Bataclan.

J’y suis allée le 7 octobre, première des 3 dates parisiennes prévues car  je pensais logiquement que la première date serait la plus puissante et remplie de fans débordant d’enthousiasme. J’ai peut-être fait une erreur de calcul car les vrais fans sont surement allés au Trabendo le 23 mars et comme je l’écrivais dans la critique du concert, le live fût très décevant. Ils se sont donc surement abstenus, ne leur donnant pas une deuxième chance contrairement à moi qui ne voulais pas rester sur un avis négatif et espérant retrouver l’ambiance de folie du premier live au Bataclan en janvier 2008.

Je n’ai malheureusement pas retrouvé cette ambiance plus de deux ans plus tard. Mis à part l’avant centre de la fosse qui était à fond, la foule était mollassonne et dépourvue d’engouement alors que le concert commençait plutôt bien. Pour ma part, je suis fan de l’indie rock psychédélique des MGMT,  j’étais heureuse de les retrouver et dès le début, j’ai dansé, chanté et profité de ce moment…Mais autour de moi, les corps restaient quasi immobiles. Même sur Time to Pretend, leur titre phare, qu’ils ont joué en 2e position, la sauce n’a pas pris. Et le pire reste à venir, car le seul moment d’hystérie collective s’est produit à ma grande surprise sur Kids. Là, je ne sais pas ce qui leur a pris, mais ils se sont tous mis à sauter, hurler, taper des mains, secouer la tête dans tous les sens…Couic couic couic…un corbeau noir passe au-dessus de ma tête comme dans les mangas de ma jeunesse…A mon sens c’est la pire chanson des MGMT, je n’ai jamais compris qu’ils l’aient choisie en 2e single de leur premier album et qui plus est, ils l’interprètent systématiquement sur la bande son pendant les concerts, ce qui me paraît juste scandaleux !

Ca m’a cassé mon délire, j’ai eu du mal à me remettre de ma stupeur d’autant qu’ils ont enchaîné sur un titre que je ne connaissais pas. Il s’agit de Destrokk, qui faisait partie de leur premier EP sorti en 2005, avant le lancement de l’album Oracular Spectacular. Si vous ne le connaissez pas non plus, le titre est téléchargeable gratuitement ici. Je ne regrette pas qu’ils ne l’aient pas conservée et je n’ai pas saisi l’intérêt de la remettre à l’honneur.

Heureusement, ils ont poursuivi avec The Handshake que j’attendais impatiemment. Là encore, je n’ai pas retrouvé l’enthousiasme de la foule du premier Bataclan qui connaissait alors déjà tous les titres de l’album et qui scandait « We got the handshake under our tongue » le bras tendu, le poing serré, en choeur. Une fois de plus, j’étais toute seule dans mon coin le bras levé…couic couic couic bis…

A la décharge du public, je dénonce la sono déplorable. De nombreux et horripilants larsen ont ponctué de nombreuses chansons, la voix du chanteur Andrew était inaudible, les instruments sonnaient lourdement, je n’ai pas retrouvé les mélodies aériennes qui signent pourtant l’oeuvre des MGMT.

Quant aux membres du groupe, ils ont apparemment pris conscience des critiques nombreuses qui dénoncent leur manque d’implication durant leurs concerts car ils se sont montrés un peu plus présents sur scène. Ils nous ont dit quelques mots et avaient l’air de prendre plus de plaisir.

Ils ont aussi été plus généreux et c’est le point positif de ce concert. Vous constaterez dans la setlist que je vous laisse découvrir en fin de post, qu’ils ont joué 16 titres pendant 1h30 de concert – on est loin de l’heure de concert baclée du Trabendo. Du premier album, ils ont interprété 8 chansons et 6 de Congratulations ; auxquelles s’ajoutent 1 ancien titre (Destrokk) plus une reprise. La reprise en question est Anything could happen, chanson d’un groupe des années 80 The Clean et ils nous ont offert là leur morceau le plus rock avec un final instrumental de folie, les guitares électriques et la batterie enflammant l’espace durant plusieurs minutes d’une énorme intensité. Ils ont aussi rallongé d’autres morceaux comme Electric Feel et The Handshake. J’ai donc agréablement été suprise du nombre de titres interprétés et j’ai retrouvé tous mes morceaux favoris.

Mais globalement, ils manquent quand même de contact avec le public, se révélant plutôt froids et fermés, n’essayant jamais de mettre le feu et de nous embarquer avec eux, ce qui est vraiment dommage, leur musique est tellement bonne !

C’était mon troisième et je pense dernier live des MGMT. J’adore leur univers et leurs deux albums, j’achèterai donc assurément le prochain mais je l’écouterai chez moi et sur mon MP3 ! Je n’ai pas trouvé de vidéo de bonne qualité pour ce concert, je vous laisse alors une version live de Flash Delirium, ma chanson favorite de Congratulations, mais prise sur un plateau télé, au moins la qualité est optimale et le chauffeur de salle a bien fait son boulot, le public tapant dans les mains tout du long…Enjoy :)

Setlist concert MGMT Bataclan 7 octobre 2010

MGMT Setlist Le Bataclan, Paris, France 2010

MGMT Flash Delirium 31 mai 2010, passage TV, merci à 3dirtysocks pour la vidéo !


Retrouvez tous les concerts de MGMT sur Up Concert
Publié le : 09-10-2010 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert
06.10.2010

The Black Angels au Nouveau Casino : c’était comment ? Critique du concert

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the black angels thumbnailHier soir je suis montée à bord d’une machine à remonter le temps qui s’était posée au Nouveau Casino, direction les années 70 pour assister au concert des Black Angels.

Arrivée à 20h50, j’ai à peine eu le temps de commander une bière qu’une voix sortie de l’espace temporel inter-galactique a annoncé l’entrée sur scène des 5 Texans composant le groupe The Black Angels. C’était parti pour 1h20 de concert psychédélique.

Au départ, le public s’est montré un peu mou, j’avais autour de moi beaucoup de quadra peut-être fatigués par leur journée de boulot, j’ai donc rapidement quitté ma confortable place accoudée au bar au fond de la salle pour rejoindre le milieu de la fosse où j’ai trouvé une ambiance pleine d’enthousiasme et d’entrain. Là je me suis laissée envahir par les sons voluptueux des guitares, par le rythme langoureux et puissant de la batterie, et par le chant profond et céleste du chanteur, pour entrer dans une transe joyeuse, le rock indie des Black Angels me pénétrant les veines comme une drogue douce et chaleureuse.

L’unique représentante féminine du groupe, Stéphanie Bailey, nous a fait une démonstration magistrale de son talent de batteuse, elle est incroyablement rock cette fille et de nombreux mâles scandaient son nom car en plus de manier la baguette telle une magicienne, c’est une jolie blonde ! Les guitaristes Christian Bland et Nate Ryan m’ont envoûtée grâce à leurs doigts de virtuoses de la basse et de l’électrique, dans une attitude stoïque, qui dégageait légèreté et contrôle, la grande classe les mecs ! Kyle Hunt s’est montré plus enthousiaste et démonstratif sur scène et enchaîne les instruments, impressionnant ! Quant au chanteur Alex Maas, multi-instrumental lui aussi, j’ai été ravie d’entendre sa voix en live, aussi pure et posée que sur la version studio. Le micro modulait sa voix pour apporter cet effet ondulatoire pour donner un chant vaporeux et intense, limite sacré j’ose dire.

the black angels concert nouveau casino

J’ai encore une fois vécu un super moment de musique live : j’ai trippé, plané, flotté dans l’espace de bout en bout, notamment sur Young Men Dead, Mission District, You on the Run et Science Killer que j’élis définitivement comme la tuerie des Black Angels même si le choix est difficile. Et je comprends mieux maintenant pourquoi le rythme de cette chanson me transperce autant : Stéphanie Bailey et Kyle Hunt battent la mesure en duo sur ce titre, ce sont donc deux rythmes de batterie qui donnent cette litanie frénétique et exaltante qui rend l’immobilisme impossible. Amazing ! Je regrette juste qu’Alex Maas n’ait pas sorti sa sitar pour agrémenter le concert des notes indie qui font pourtant aussi leur style musical.

Je n’ai pas pu récupérer la setlist pour le moment, mais j’ai trouvé le live de la route du rock sur le site liveweb.arte.tv dont la setlist me paraît identique. Je vous laisse savourer le live ci-dessous avec du coup une belle qualité d’image, vous allez avoir l’impression d’être au premier rang pour savourer vous aussi ce puissant concert des Black Angels sans bouger de votre canap’ ! C’est ça la magie du net…Enjoy :)

The Black Angels : live la route du rock source : liveweb.arte.tv

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Publié le : 06-10-2010 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert
30.08.2010

Ting Tings et Arcade Fire à Rock en Seine : j’y étais !

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rock en seine afficheBon, pour ceux qui veulent aller à l’essentiel : c’était super bien ! Et pour ceux qui aiment les détails…lisez la suite :)

La place n’était pas donnée : 45€ pour une journée où seuls deux groupes m’intéressaient mais je ne voulais pas rater les Arcade Fire.

Je suis arrivée à 20h, quelques minutes après le début du concert des Ting Tings. Dès l’entrée du domaine, j’ai reconnu les Ting Tings parmi tous les groupes se produisant sur scène alors qu’ils étaient situés à l’autre bout. Il faut dire que ce groupe déborde d’énergie. Katie White la chanteuse m’a à nouveau impressionnée. Elle tournoie sur scène avec sa guitare, battant le rythme avec ses pieds et jamais essoufflée quand elle reprend le micro. J’ai retrouvé le même plaisir que lors du concert auquel j’avais assisté en mai 2009. Je me suis bien éclatée et j’ai retrouvé tous mes morceaux favoris : That’s not my name, Shut up and let me go ou encore We walk. Ils ont logiquement interprété leur dernier single Hands dont je vous parlais dans cet article, et je confirme le ressenti que j’ai éprouvé à l’écoute sur mon pc : je n’accroche pas à cette chanson trop eighties à mon goût. Pour preuve, sur ce morceau Katie ne trône pas sur scène avec sa belle guitare électrique mais avec un synthé-guitare.

Mis à part ce titre, j’ai passé un super bon moment à écouter les Ting Tings en live. Par contre, je confirme une fois encore qu’ils manquent cruellement de chaleur avec le public et me paraissent toujours aussi froids malgré quelques efforts de contacts. Mais vraiment, quelle pêche !

Leur concert terminé à 21h, il nous fallait attendre une heure pour voir les Arcade Fire débarquer sur scène. Heureusement que mon iPhone m’accompagnait :)

Début du concert des Arcade Fire à 22h

Je sentais la foule impatiente de les voir en live, car à part le concert exclusif qu’ils ont donné le 5 juillet dernier et auquel j’ai eu l’énorme privilège d’assister, ils ne s’étaient pas produits à Paris depuis 2007, à Rock en Seine justement. J’avais réussi à me caler au milieu et à environ 20 mètres de la scène mais j’ai rapidement compris ma douleur. Aux premières notes, les premiers rangs se sont transformés en une masse bestiale et remuante. Je ne m’attendais pas à subir un tel pogo sur un groupe de rock mélancolique. Autant pour les Shaka Ponk c’était assuré et je m’étais préparée, autant là, je n’ai pas compris. Ce bourrinage (ben oui, vous appelez comment le fait de vous faire pousser dans tous les sens, marcher sur les pieds et prendre des coups de coude dans la tête ?) m’est paru puéril et sans intérêt. La musique des Arcade Fire est au contraire profonde, mélodieuse, enchanteresse, loin de cette ambiance de troisième mi-temps. J’ai donc vite reculé de quelques rangs où j’ai pu trouver des gens normaux, venus écouter de la musique avec enthousiasme mais sans excès. Et là, j’ai pu apprécier le concert.

Nous avons eu droit aux incontournables que sont Neighborhood 2, Haiti ou encore Wake Up issus du premier album Funeral. De Neon Bible, ils ont extrait Intervention, Keep the car Running, Ocean of noise ou encore la merveilleuse No Cars Go. Ils ont bien entendu mixé le tout de titres de leur nouvel album The Suburbs sorti le 3 août dernier avec notamment le titre éponyme The Suburbs donc, Ready to start, Modern Man, Rococo ou encore We used to wait.

Je n’ai pas compris leur choix en ce qui concerne ce dernier album. Ok pour The Suburbs qui est une réussite et dont la rythmique enfantine et joyeuse passe super bien en live, idem pour Rococo qui monte en puissance crescendo et se ressent alors plus profondément dans cette ambiance énergique. Mais pour les autres, je suis perplexe. J’attendais plutôt Half light 1 qui est entièrement lumineuse contrairement au titre qu’elle porte. Et surtout Sprawl II et Empty Room qui sont deux merveilles, d’autant que les violons étaient là et que la majestueuse chanteuse Régine Chassagne donne à ces chansons une dimension onirique et magique comme elle sait si bien le faire. Je regrette qu’elle ne soit pas davantage présente sur scène au chant alors qu’elle met si magistralement en lumière les titres qu’elle interprète. Cette fille m’émerveille et m’émeut au plus haut point quand sa voix envahit l’espace ; j’adore son attitude pleine de naturel, d’émotion pure et d’amour sincère. C’est une chanteuse rare comme je regrette de ne pas en entendre plus souvent (quand je vois le tapage fait autour de Katy Perry, ça me fait bien sourire !) Je suis fan de Régine Chassagne :) Ce qui n’enlève rien à Wine Butler, le chanteur leader qui irradie la scène de sa voix puissante et qui éclate de sensibilité. J’en profite d’ailleurs pour souligner également le talent du batteur Jérémy Gara qui tient de nombreux morceaux du bout de ses baguettes magiques ; un très grand batteur !

La pluie a malheureusement gâché la fête, juste à la fin du concert. Ils ont terminé We used to wait alors que l’averse battait la mesure et ont regagné les coulisses pendant que les techniciens bâchaient la scène, en attendant l’autorisation de reprendre le spectacle. Face à la pression du public, fortement désappointé de ce final un peu trop précoce, ils sont finalement revenus interpréter Wake Up comme ils en ont l’habitude pour clore leurs concerts. Mais malgré toute la bonne volonté du groupe et du public, on pouvait clairement sentir la fin toute proche. J’ai trouvé le titre un peu baclé en comparaison de la version que j’ai pu entendre à leur dernier live et qui était si magique. Aux dernières notes, ils nous ont dit au revoir, pressés de se retrouver au sec et la foule commençait déjà à se presser vers la sortie. Une fin décevante mais compréhensible au vu de la météo. Grrrr, maudite pluie, venir saboter ainsi un concert des Arcade Fire, c’est un scandale !

Cependant, cette fois encore j’ai vibré au son des Arcade Fire et je ne manquerai pas de prendre mes places pour un nouveau concert car ils sont indéniablement exceptionnels. Je vous laisse avec mon titre favori de leur dernier album : Sprawl II en live, vidéo sur laquelle vous pourrez admirer le sourire angélique et la grâce de Régine et l’enthousiasme de tous les membres du groupe …Enjoy :)

Arcade Fire : Sprawl II, live à New York Madison Square Garden, 5 août 2010

Retrouvez tous les concerts de Arcade Fire sur Up Concert
Publié le : 30-08-2010 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert
07.07.2010

Julian Casablancas à la Cité de la Musique : c’était comment ? Critique du concert !

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Julian Casablancas_thumbnailPfouuu ! Je vais avoir du mal à faire cette critique de concert sans passer pour une fan hystérique, je vais quand même essayer mais je ne vous promets rien alors chers lecteurs veuillez me pardonner par avance ;)

Je suis fan des Strokes depuis que je les ai découverts, comme j’en parlais dans l’article à (re)lire ici. Et je suis arrivée à découvrir les Strokes via Albert Hammond Jr, le guitariste du groupe, la référence pour moi en matière de guitare éléctrique. Je suis complètement dingue de ce mec, ou plutôt de sa musique – si vous tapez son nom dans le moteur de recherche en en-tête de cette page, vous trouverez plusieurs articles qui l’attestent.

Mon rêve musical depuis lors : voir les Strokes en live. Quand j’ai su que le leader du groupe, Julian Casablancas donc, sortait son premier album, je m’y suis logiquement intéressée. Je n’avais alors pas été super emballée par ce premier opus en solo Phrazes for the Young, je lui laissais le bénéfice du doute et avais quand même pris mes places pour son concert du 6 juillet. Et bon sang que j’ai bien fait !

Vous trouverez la setlist en fin de ce post grâce à mon nouveau super site 2.0 setlist.fm dont je vous ai parlé hier pour les Arcade Fire, et pourrez donc écouter les morceaux joués…Il faut que vous alliez voir, scrollez juste vers le bas…Eh non, vous n’hallucinez pas, il a joué cinq titres des Strokes sur onze chansons ! Je ne m’y attendais pas du tout, je pensais qu’il se contenterait d’enchaîner les huit morceaux de son crû à lui tout seul, pas qu’il nous ferait un tel cadeau. Voilà pourquoi je dois vous avouer m’être complètement lâchée au risque de passer pour une fille complètement déjantée voire ado attardée car il m’a fait crier, hurler de plaisir et j’avoue, des larmouilles ont même coulé de mes yeux, l’émotion était trop forte. Eh bien j’assume, n’en déplaise à certains rabat-joies, quand je kiffe, je kiffe à 100% ! C’était juste extraordinaire d’entendre ces chansons que j’aime tant et que je rêve tant d’écouter en live, interprétées par Julian Casablancas en personne, dans une petite salle parisienne, à seulement quelques mètres de lui. Jusqu’au bout j’ai secrètement espéré voir débarquer Albert Hammond Jr pour interpréter avec son pote un titre de leur groupe héhéhé, espoir vain mais j’aime bien rêver :) Cependant, notre ami Julian a envahi l’espace de son charisme et de sa voix. Son attitude paraît nonchalante, un brin désinvolte, ça doit faire partie de sa personnalité parce que parallèlement à ça, il semble intimidé par l’effet qu’il produit sur la foule. Eh oui, je n’étais pas la seule dans un état de transe musicale, les mecs comme les filles hurlaient, sautaient et s’extasiaient dans la fosse. Lui-même nous a trouvés totalement « crazy » et je crois qu’il a vraiment halluciné devant le parterre de fans qui se pâmaient devant lui et l’enthousiasme général de la salle. Bon, cela ne l’a pas pour autant incité à nous offrir une ou deux chansons de plus que prévu, je me fais donc peut-être un film…

En tous cas, moi j’en garderais un souvenir impérissable de ce concert. Le son était au poil, la Cité de la Musique porte bien son nom, c’était ma première fois dans cet endroit et je vais avoir du mal à écouter des lives ailleurs maintenant ! Arf, vu les concerts à venir d’ici la fin d’année, va falloir que je m’y fasse…Les musiciens maîtrisaient magistralement leurs instruments et se sont hissés à la hauteur des Strokes malgré un regrettable manque d’entrain. J’ai découvert son album que je trouve finalement super puissant, je ne devais pas être dans de bonnes conditions pour la première écoute parce qu’elles m’ont enchanté les tympans hier soir ! Quant à Mister Casablancas, bien que sa voix ne ressorte pas autant qu’elle aurait pu, elle est cependant incroyable. Forte et fluide en même temps, puissante et douce, il joue avec de manière déconcertante, la perfection oserais-je dire ! Il m’a hypnotisée pendant une heure et je regrette d’avoir été réveillée si tôt. Ce mec est un grand musicien, il devrait juste se lâcher un peu plus, il a de quoi faire le rockeur, mais je suis comme une dingue de l’avoir écouté en live dans ces conditions. Je me repasse le concert en même temps que je vous écris ce post grâce à de nombreuses vidéos filmées par d’autres spectateurs et je dis merci à eux de me permettre de revivre ça ! J’en ai encore la chair de poule.

Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre de le revoir lui mais accompagné cette fois-ci des quatre autres membres des Strokes. Et info de dernière minute de la plus grande importance : il vient juste de confirmer la sortie du prochain album des Strokes pour mars 2011, vous pouvez lire l’article source ici. Cela fait des mois que l’on attend cet événement musical dans l’angoisse, le groupe n’arrivant pas à s’entendre, il ne fait que repousser cette date. Mai Julian Casablancas affirme que la sortie de cet album est sa priorité, l’espoir est donc plus que permis. Je ne peux m’empêcher de frémir de plaisir à l’idée de pouvoir écouter des nouveaux titres tout beaux tout chauds de mon groupe favori.

Je vous laisse d’ailleurs avec la vidéo de Modern Age, culte morceau des Strokes, et pour que vous entendiez par vous-même la liesse générale du public d’hier soir, regardez et écoutez la vidéo suivante qui montre l’entrée sur scène de Julian Casablancas sur fond de Tourist (ma préférée de l’album) enchaînée par Hard to Explain des Strokes. Ah la la maman ! Que je suis heureuse de vivre de tels moments, la vie est parfois juste magique *-*…Enjoy :)

PS : pour ceux qui me suivent sur Twitter, vous savez que j’ai trouvé super la première partie interprétée par un nouveau petit groupe parisien, les Candy Clash, j’en reparlerai ici très vite mais il faut avant tout que je me remette de mes émotions ;)

Julian Casablancas : Modern Age (The Strokes), concert à la Cité de la Musique, 6 juillet 2010, Paris
merci à DJ92i pour la vidéo !

Julian Casablancas : Modern Age (The Strokes), concert à la Cité de la Musique, 6 juillet 2010, Paris
merci à Choucrouteday pour la vidéo !

***Julian Casablancas : setlist, concert à la Cité de la Musique, 6 juillet 2010, Paris***

1. Hard To Explain [The Strokes]
2. Out of the Blue
3. River of Brakelights
4. Electricityscape [The Strokes]
5. Ask Me Anything [The Strokes]
6. 11th Dimension
7. Automatic Stop [The Strokes]
8. 4 Chords of the Apocalypse
***Premier Rappel***
9. The Modern Age [The Strokes]
10. I Wish It Was Christmas Today
***Second Rappel***
11. Glass

Publié le : 07-07-2010 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert
06.07.2010

Arcade Fire au Casino de Paris : c’était comment ? Critique du concert

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arcade Fire album Cover the suburbsC’est en avant première du lancement du prochain album The Suburbs dont la sortie est prévue le 2 août 2010, que les Arcade Fire se sont arrêtés au Casino de Paris ce lundi 5 juillet 2010, et j’y étais !

Pas de première partie, ils ont commencé à 20h30 pile dans l’impatience générale du public. L’ambiance montrait bien que le groupe était particulièrement attendu. Cela faisait quand même trois ans qu’ils ne s’étaient pas produits à Paris.

Les huit musiciens ont pris place dans ce magnifique lieu qu’est le Casino de Paris, dont la scène était surmontée pour l’occasion d’un immense écran façon panneau publicitaire 4×3 ou écran de cinéma vintage style drive in américain, au choix selon vos préférences ! Violons, piano, batteries, guitares, plusieurs voix en même temps, Arcade Fire est un groupe orchestre dont les artistes maîtrisent d’ailleurs plusieurs instruments, la grande classe.

Ils ont commencé le concert par deux titres inédits ce qui m’a un peu surprise vu que mon poto Bob m’avait dit que Wake Up introduisait tous leurs derniers concerts – vous verrez dans la setlist disponible en fin de post qu’elle a en fait clos le spectacle. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’écouter ce troisième album, j’ai donc découvert les nouveaux titres en live. La sono était franchement mauvaise, le son était lourd alors que les mélodies des Arcade Fire sont légères et planantes. Ce qui ne m’a pas aidée dans la découverte de ces nouveaux morceaux qui ne m’ont finalement pas transcendée contrairement à My Body is a cage de l’album Neon Bible, ou Funeral en entier, qui m’ont fait décoller dès la première écoute. Un peu déçue donc, je n’ai pas été propulsée sur une autre planète par les chansons de ce dernier album mise à part We used to Wait et surtout The Suburbs que je réécoute maintenant allégrement sur internet. D’ailleurs, je vais maintenant écouter l’album en entier, tranquillement dans mon canapé histoire de vérifier si la mauvaise acoustique est responsable de ma déception. Vous pouvez vous aussi écouter la setlist en allant voir le site setlist.fm, très 2.0 et bien foutu. Et puis je pense aussi retourner les voir à Rock en Seine le 29 août prochain parce que :

> C’est un bonheur que de retrouver No Cars go, le trio Neighborhood ou Wake Up la féérique. J’ai tellement l’habitude de les écouter en ce moment lors de mes trajets à pied, un beau soleil dans le ciel bleu, les lunettes noires greffées au visage et le sourire aux lèvres, qu’il me tardait de vivre encore plus viscéralement leur musique que j’adore. En effet, depuis mon post de découverte que vous pouvez (re) lire ici, j’écoute Funeral et Neon Bible tous les jours, avec une grosse préférence pour le premier qui fait même bien tripper ma petite bichette du haut de ses trois pommes, eh oui, ils sont trop bons ces Canadiens :) Je trépigne d’impatience à l’idée d’aller les retrouver, en espérant que la prochaine fois me réserve la joie d’écouter Crown of Love, Keep the Car running et je croise les doigts pour My body is a Cage…j’insiste, on ne sait jamais, ils vont peut-être tomber sur cet article…Ben quoi, j’ai le droit de rêver non ? Les Arcade Fire me procurent tellement de plaisir que je mets à imaginer vivre dans une bulle rose transparente où tout le monde joue et écoute du super rock, où les webdesigners sont des artistes ultra bien payés et où l’on peut manger du chocolat à volonté sans prendre un gramme. Alors à côté de ça, imaginer qu’ils vont tomber sur mon blog, ce n’est pas si surréaliste ;)

> Cette émotion justement, ils arrivent parfaitement à la transmettre en live : leur live était rempli d’émotion ! Ils semblaient tous complètement à fond dans leur trip, kiffant à fond le moment du début à la fin, nous incitant à taper dans les mains au rythme de leurs mélodies magiques, alternant les instruments et du coup passant d’un poste à un autre sur la scène comme sur un manège. Ils avaient l’air d’être heureux de se produire devant nous, sans en faire trop, dans le même équilibre que leurs mélodies. L’envie débordante mais s’écoulant sereinement dans nos veines, juste, pure et belle tout simplement ! Et la sauce a pris. Ce concert était un privilège, nous le savions tous, du coup la foule s’est montrée super enthousiaste dès le début. Nous étions nombreux à connaître les chansons par coeur et à sautiller joyeusement sur place et finalement, c’est la salle entière, fosse comme places assises, qui s’est remuée de bout en bout. Pour finir cette union d’un soir, Wake Up a retenti dans la liesse générale. Ce fût un superbe moment de fusion entre le groupe et son public dont les images étaient simultanément projetées sur l’écran géant. Celui-ci ne retransmettait alors que des personnes joyeuses, les mains en l’air, chantant les paroles et souriant en même temps. Franchement, j’en ai eu la chair de poule et la larme à l’oeil !

Ce concert restera longtemps dans ma mémoire, j’espère que Julian Casablancas me fera autant d’effet ce soir, je vous raconte ça très bientôt…Je dois y aller justement alors je vous laisse avec Crown of Love en live à Rock en Seine justement, il y a cinq ans, en attendant l’édition 2010…Enjoy :)

Arcade Fire : Crown of Love, festival Rock en Seine 25/10/05, Paris

***Arcade Fire : concert au Casino de Paris 5 juillet 2010 setlist***

Arcade Fire Setlist Casino de Paris, Paris, France 2010, The Suburbs

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Publié le : 06-07-2010 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert
07.12.2009

Yodelice à la Cigale : c’était comment ? Critique du concert

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Bah oui, la vie parisienne est faite de surprises. Ce concert n’était pas prévu au programme des concerts de fin d’année 2009 mais quand j’ai vu qu’il restait des places pour le concert de Yodelice à la Cigale le 30 novembre dernier, je n’ai pas hésité. J’aime bien cet album « Tree of life« , intimiste, tantôt enjoué, tantôt mélancolique.

L’univers très artistique du chanteur Maxime Nucci saute aux yeux dès le début avec l’installation du décor : des petits arbres enchanteurs, des spots en bas de scène diffusant des lumières tamisées, éclairant les musiciens par derrière pour laisser voir uniquement leurs silhouettes noires. Une guitare enrobée avec deux yeux noirs, des instruments d’un autre temps, des costumes de troubadours avec haut de forme, queue de pie, pantalon à bretelle ou chapeau melon surmonté d’une plume…Un spectacle musical s’apprêtait à commencer.

Les trois musiciens artistes nous ont délivré une intro rock de folie, toute en puissance. L’une des plus belles intros de concert qui m’ait été donnée d’écouter. Waow ! Ces mecs là, ils maîtrisent leurs instruments ‘messieurs demmes ‘ ! Guitare sèche, guitare éléctrique, contrebasse, harmonica, batterie, xylophone et d’autres trucs dont je ne connaissais pas l’existence, ils jonglaient entre les instruments, à la découverte de nouvelles sonorités. Ils ont alterné les rythmes puissants, forts et explosifs, avec des sons plus lents, intimes et sombres. Mon coeur balançait au rythme de ces changements, eux qui créaient plein d’émotions différentes mais toutes aussi intenses. Maxime donnait l’impression de prendre son pied sur scène mais de souffrir en même temps en interprétant ses chansons. Alors que les deux autres musiciens semblaient plus constants dans la joie d’interpréter leur musique sur scène. Mais lui, il avait en plus cet instrument humain qui peut inonder une foule de manière unique : sa voix était juste, posée, maîtrisée dans une espèce d’émotion retenue mais débordante. Un chanteur, un musicien, un compositeur, un réalisateur, il en a des cordes à son arc, bluffant !

Il a kiffé son moment avec nous, peut-être un peu tard, j’ai eu l’impression aussi qu’il ne s’attendait pas à autant d’enthousiasme dans la salle qui était très présente, se laissant même parfois aller à des petits cris hystériques ! J’ai aussi été surprise par le don de lui, sa poésie, qui contrastaient avec l’ambiance rock qui explosait autrement la salle. J’ai d’abord reçu ses chansons avant qu’il ne prenne notre présence et qu’il nous emmène avec lui. C’est venu petit à petit jusqu’au final où nous avons tous chanté à l’unisson des lalala, alors qu’il profitait encore de ces instants d’harmonie avec son public, puis quittant la scène en sautillant.

Sa musique est belle, son album est réussi, après les L5, c’était un sacré défi à relever et je n’attendais pas cette qualité de lui, mauvais a priori je l’avoue ! Il a su imposer sa marque Yodelice pour faire oublier Maxime Nucci. C’est un groupe, un trio, qui compose et joue avec excellence, c’était un beau concert que je vous conseille d’aller voir. Amis lyonnais, il passe au Transbo de Villeurbanne, et sinon, il visite les quatre coins de France, checkez son agenda, il vaut le détour. Et vous amis parisiens, veinards, une nouvelle date est prévue à l’Olympia le 25 mai 2010. Yodelice et l’acoustique de l’Olympia, ça promet du joli son. Pour vous en convaincre, mettez-vous dans l’ambiance avec cette petite vidéo de « Sunday with a flu« , vous allez voir, ça donne envie !…Enjoy :)

Vidéo concert Yodelice @ la Cigale 30 novembre 2009 merci à chouuohc91 pour cet enregistrement

Retrouvez tous les concerts de Yodelice sur Up Concert
Publié le : 07-12-2009 *** Auteur : mokymok *** Catégorie : concert