Comme moi vous n’avez pas chopé de place pour le concert de Wu Lyf à la Cigale pour ce mercredi 2 novembre 2011 ?
Je vous l’avais annoncé sur ma page Facebook, j’ai eu la chance d’assister au concert privé des Kasabian au Bus Palladium jeudi 20 octobre 2011 organisé par evene.fr.
Je ne reviens pas du titre de cet article ! The Strokes au Zénith, j’y étais ! J’ai vu les Strokes en live ! Sur ma liste de choses à faire avant de quitter cette vie, je peux rayer « voir The Strokes en concert ».
Une première partie sans éclat et l’impatience qui grandit
La première partie était assurée par The Cribs, inconnus pour moi. Le son était juste horrible, les basses tellement lourdes que j’en ai eu mal au coeur ! L’ingénieur du son s’est d’ailleurs pris pas mal de bad tweets postés en direct du Zénith. Du coup difficile d’apprécier vraiment les chansons. Je n’ai pas trop accroché et puis j’étais vraiment impatiente de voir les Strokes. Je passe donc sur la prestation de The Cribs…
Ma patience et celle de tous mes comparses d’un soir ont été mises à rude épreuve. Nos rockeurs nous ont fait attendre une heure avant de prendre le relais et nous livrer enfin leur musique. Mais dès lors qu’ils ont fait leur apparition sur scène, j’ai été transportée dans un univers rock hors du temps et de l’espace. Dans la fosse, je n’ai alors pas ressenti la pesanteur quand des énergumènes ont commencé à bourriner tout le monde. Ballottée de droite à gauche, d’avant en arrière, peu importe, j’étais hypnotisée par la scène et ce qui s’y passait.
Les premières notes de musique ont retenti et nous avons tous reconnu New York City Cops. Je ne fais pas durer le suspense, et vous colle la setlist ici :
setlist concert The Strokes Zénith 20 juillet 2011 Paris Angles Tour
Trop bon, trop court !
Vous voyez qu’ils n’ont pas été avares, ils nous ont bien gâtés avec 19 titres, que des tueries ! J’aurais bien échangé You’re so Right par Taken for a Fool et j’aurais adoré écouter The End has no End ou On the other Side ou Heart in a Cage mais en vérité, j’aurais été totalement satisfaite que s’ils avaient chanté les titres de leurs 4 albums et pas un de moins ! Bon ok, impossible de tout garder, ils sont obligés de faire un choix. Du coup, pas grand chose d’autre à dire sur cette setlist, j’aime toutes les chansons qui la composent. J’ai donc été transie de bonheur à chaque fois qu’il entamaient une chanson et dépitée à chaque fois qu’elle se terminait ; mais finalement, ce concert fût un pur moment d’extase musicale !
The Strokes, des musiciens au top…
Le son était pour le coup très bon, les réglages prêts pour accueillir des musiciens parfaits. Aucune fausse note, c’est rodé, maîtrisé, un peu trop même. Je regrette qu’ils ne se soient pas laissés aller à quelques moments d’évasion avec des solos de guitare improvisés. Pourtant Nikolai Fraiture est grandiose avec sa guitare et aurait de quoi nous éclater les tympans. Seul Albert Hammond Jr donnait l’impression de s’éclater et d’atteindre l’orgasme musical. Souriant, brillant, la main floue tout le temps à force de remuer les cordes de sa guitare. Un magicien de la musique. J’avoue, je suis encore plus fan de lui qu’avant ! Mais j’aurais adoré qu’ils nous offre tout son génie et qu’il s’autorise à une explosion électrique.
Julian Casablancas m’avait déjà époustouflée l’an dernier lors de son concert à la Cité de la Musique. Cette fois encore, il m’a impressionnée par la beauté de sa voix. Il la maîtrise avec brio et l’envoie dans l’espace avec sérénité et force en même temps. Il se balade avec son ami micro et ne trébuche pas. Néanmoins, là aussi j’aurais apprécié qu’il se lâche, qu’il soit rock, qu’il ne nous resserve pas aussi facilement des chansons qu’il connaît sur le bout des doigts. Petit bémol cependant après coup car, alors que j’écoute les vidéos que vous verrez donc à la fin de l’article, je constate qu’il y chante super faux ! Pendant le concert en tous cas, il m’a bluffée.
…mais peu enthousiastes !
Toute cette maîtrise a finalement généré trop de retenue. Pas d’ambiance sur scène, aucune complicité entre les mmbres du groupe, si ce n’est quelques échanges entre Albert et Julian, les autres musiciens étaient inexistants. Ils ont fait leur boulot, ils ont joué leur musique…point barre, aucune prise de risque. Cette froideur n’a heureusement pas réussi à entamer l’euphorie infaillible des fans fourmillant dans la fosse et qui scandaient toutes les paroles par coeur même les plus récentes issues de l’album Angles. Mais l’ambiance du groupe restait insensible à ces marques d’affection, les Strokes ont cruellement manqué de chaleur et d’enthousiasme. Ce qui m’amène au gros point noir de ce concert : la fin brutale. Nous nous sommes tous retrouvés hagards quand les lumières se sont rallumées. Nous avons compris qu’ils ne reviendraient pas, le concert était bien terminé. Pourtant, deux secondes plus tôt, ils étaient encore sur scène. Pas d’au revoir, pas de déclaration d’amour, pas de remerciement avant de partir, que dalle ! Ils ont plié lé concert sans nous adresser une quelconque marque d’amitié. Je suis donc retombée de mon nuage à la vitesse de la lumière.
Un concert musicalement transcendant mais déshumanisé
En somme, aucune fausse note technique pour ce concert des Strokes, ils sont à la hauteur des plus grands comme U2 ou The Rolling Stones. Leur musique est vraiment grandiose. Mais il leur manque une grosse dose de folie à la Greenday et la chaleur humaine de Coldplay. Tout laisse à penser que les Strokes ne prennent aucun plaisir à jouer tous ensemble. Que les tensions dans le groupe sont bien réelles et toujours d’actualité et que les grosses rumeurs de séparation ont toute légitimité à s’alimenter.
Cela me fait peur car j’adorerais quand même remettre ça. Tantôt l’on entend qu’ils ne se supportent plus, tantôt qu’ils vont rapidement enregistrer un cinquième et nouvel album. Je vote pour la seconde option bien sûr mais ce que j’ai vu ne m’a pas rassurée. Je suis l’actu des Strokes de près et ne manquerai pas de vous tenir au courant !
En attendant, restons encore sur cet événement unique avec quelques vidéos glanées sur Youtube pour vous montrer l’ambiance de ce concert au Zénith. Je vous propose aussi le live de Taken for a Fool qui n’a pas été programmée mais on va faire comme si parce qu’on l’adore et que c’est une vidéo officielle donc bon son et image ! Et puis juste pour le plaisir, je vous laisse aussi le clip de Heart in a Cage…Enjoy :)
The Strokes : Reptilia, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source lilineCpel via Youtube
The Strokes : Automatic Stop, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source Delrice38 via Youtube
The Strokes : Hard to explain, live au Zénith Paris 20 juillet 2011, source Hirako971 via Youtube
The Strokes : Taken for fool, live @Bonnaroo, source theStrokesVevo via Youtube
The Strokes : Heart in Cage, clip officiel, source theStrokesVevo via Youtube
PS : si vous avez aimé cet article, retrouvez toutes mes chroniques de concert dans les pages Mok’s concert : 2009 – 2010 – 2011
*** Suite de mon live report du concert des Shaka Ponk du 9 juin 2011 Ã la Cigale ***
Je viens de trouver la setlist du concert sur shakaddict, le forum officiel des fans de Shaka Ponk, un grand merci à Macha !
*** *** *** *** *** setlist Shaka Ponk @ la Cigale, 9 juin 2011 *** *** *** *** ***
//////* Intro *\\\\\\
//////* Shiza radio *\\\\\\
//////*Â Reset after all *\\\\\\
//////* Hombre que soy *\\\\\\
//////*Â Twisted mind *\\\\\\
//////* Hell’o *\\\\\\
//////*Â I’m a Lady *\\\\\\
//////* My name is Stain *\\\\\\
//////*Â Brunette localicious *\\\\\\
//////* Dot.coma *\\\\\\
//////*Â Te gusta me *\\\\\\
//////* Run run run *\\\\\\
//////*Â Battle *\\\\\\
//////* Sex ball *\\\\\\
//////*Â I’m Picky *\\\\\\
//////* Prima scene *\\\\\\
//////*Â Palabra mi amor *\\\\\\
Rappel
//////*Â How we kill star *\\\\\\
//////* Let’s Bang *\\\\\\
//////*Â French touch puta madre *\\\\\\
Au fait, j’ai complètement oublié de vous faire mon live report du concert de Skip The Use à la Boule Noire ! Toutes mes excuses mes chers mokymokeurs et merci à Crealand de m’avoir rappelé mon oubli : « c’était comment skip the use !? Me semble que tu y es retournée » !
Je confirme, j’y suis retournée le 27 avril 2011 [retrouvez par ici le live report du concert de Skip the Use au Rack'Am, 26 septembre 2010], j’avais adoré ce concert, et comme la dernière fois  :
- il a fait chaud, très chaud
- ils ont transpiré…et nous aussi
- ils nous ont fait danser commes des dératés
- ils nous ont donné l’impression qu’on était tous leurs potes
- ils nous ont fait chanter des ooooo et des éhééééééééé et des my ladyyyyyyyyyy
- ils ont déconné
- ils ont dit des gros-mots
- ils nous ont remercié d’être là , de les soutenir toujours plus et toujours plus nombreux
- ils ont chanté mes préférées : Bastard Song, She’s My Lady et Give me
- ils ont chanté de nouveaux titres et donné envie d’écouter – vite – le prochain album I can be late, qui j’espère ne le sera pas, retardé :D
- ils avaient l’air heureux d’être sur scène, devant nous et avec nous, comme si c’était la première fois
- ils nous ont mis à genoux, aux sens propre comme au figuré
- ils m’ont donné envie de recommencer !
Pour cette deuxième fois, pas le temps de dire ouf que c’était déjà terminé ! Ils ont confirmé leur talent, leur folie, leur joie et leur attitude punk rock positive. Ils reviennent le 13 octobre au Bataclan, alors si vous les avez ratés, ne les manquez pas cette fois. Skip the Use, c’est un groupe à l’énergie explosive et contagieuse à ne surtout pas manquer en live, parole de Mok ! Je vous en laisse la preuve avec les photos officielles du concert disponible sur leur Flickr, et 3 vidéos  live :  Bastard Song et Give me parce que je ne m’en lasserai jamais et Cup of Coffea, une nouvelle chanson Messieurs Demmes ! Préparez-vous à mover votre body…Enjoy :)
*** [KDO Bonus : la setlist] ***
I can be late – She’s my lady – Antislavery – Off me – P.p – Â Give me – Dr house – You are – Ghost – Cup of coffee – Dreamland – Hell parade – Don’t want to be – People – Bullet – Song 2 (reprise de Blur) – Bastard Song
***[VIDEOS] ***
Skip the Use : Cup of Coffea, live à la Boule Noire le 27 avril 2011, source Youtube, merci à  lilangelll pour la vidéo :)
Skip the Use : Give me, live @ la Boule Noire 30 avril 2011, source RockTV69 via Youtube
Skip the Use : Bastard Song, live @ Nethen Festival, 10 juin 2010, source Youtube
Hier soir je suis montée à bord d’une machine à remonter le temps qui s’était posée au Nouveau Casino, direction les années 70 pour assister au concert des Black Angels.
Arrivée à 20h50, j’ai à peine eu le temps de commander une bière qu’une voix sortie de l’espace temporel inter-galactique a annoncé l’entrée sur scène des 5 Texans composant le groupe The Black Angels. C’était parti pour 1h20 de concert psychédélique.
Au départ, le public s’est montré un peu mou, j’avais autour de moi beaucoup de quadra peut-être fatigués par leur journée de boulot, j’ai donc rapidement quitté ma confortable place accoudée au bar au fond de la salle pour rejoindre le milieu de la fosse où j’ai trouvé une ambiance pleine d’enthousiasme et d’entrain. Là je me suis laissée envahir par les sons voluptueux des guitares, par le rythme langoureux et puissant de la batterie, et par le chant profond et céleste du chanteur, pour entrer dans une transe joyeuse, le rock indie des Black Angels me pénétrant les veines comme une drogue douce et chaleureuse.
L’unique représentante féminine du groupe, Stéphanie Bailey, nous a fait une démonstration magistrale de son talent de batteuse, elle est incroyablement rock cette fille et de nombreux mâles scandaient son nom car en plus de manier la baguette telle une magicienne, c’est une jolie blonde ! Les guitaristes Christian Bland et Nate Ryan m’ont envoûtée grâce à leurs doigts de virtuoses de la basse et de l’électrique, dans une attitude stoïque, qui dégageait légèreté et contrôle, la grande classe les mecs ! Kyle Hunt s’est montré plus enthousiaste et démonstratif sur scène et enchaîne les instruments, impressionnant ! Quant au chanteur Alex Maas, multi-instrumental lui aussi, j’ai été ravie d’entendre sa voix en live, aussi pure et posée que sur la version studio. Le micro modulait sa voix pour apporter cet effet ondulatoire pour donner un chant vaporeux et intense, limite sacré j’ose dire.
J’ai encore une fois vécu un super moment de musique live : j’ai trippé, plané, flotté dans l’espace de bout en bout, notamment sur Young Men Dead, Mission District, You on the Run et Science Killer que j’élis définitivement comme la tuerie des Black Angels même si le choix est difficile. Et je comprends mieux maintenant pourquoi le rythme de cette chanson me transperce autant : Stéphanie Bailey et Kyle Hunt battent la mesure en duo sur ce titre, ce sont donc deux rythmes de batterie qui donnent cette litanie frénétique et exaltante qui rend l’immobilisme impossible. Amazing ! Je regrette juste qu’Alex Maas n’ait pas sorti sa sitar pour agrémenter le concert des notes indie qui font pourtant aussi leur style musical.
Je n’ai pas pu récupérer la setlist pour le moment, mais j’ai trouvé le live de la route du rock sur le site liveweb.arte.tv dont la setlist me paraît identique. Je vous laisse savourer le live ci-dessous avec du coup une belle qualité d’image, vous allez avoir l’impression d’être au premier rang pour savourer vous aussi ce puissant concert des Black Angels sans bouger de votre canap’ ! C’est ça la magie du net…Enjoy :)
The Black Angels : live la route du rock source : liveweb.arte.tv
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Eh bien mes chers mokymokeurs, je suis encore toute retournée par le concert d’hier ! Skip the Use en live, ça réveille les morts, ça électrise les tympans, ça fait bouillir le sang, ça éclate la cervelle, bref, ça déchire tout ! Depuis les Shaka Ponk je n’avais pas vécu un live aussi déjanté et endiablé et ça fait un bien fou.
Je passe sur la première partie assurée par E core, qui était vraiment trop étrange pour moi, style électro rock bizarre voire chelou, voire franchement naze, désolée. Les musiciens sont bons mais je trouve leur son inutile. En tous cas, cela ne m’a pas touchée une seconde. Dommage car ils avaient l’air très sympathiques.
Le concert était à l’affiche d’une mini salle, le Rack’Am, perdue dans l’Essonne à Bretigny sur Orge, ceci explique peut-être cela, ils avaient déjà une grosse tête d’affiche. Et le public était clairement là pour écouter Skip the Use, totalement acquis à ce nouveau groupe électro/rock/disco/funk qui nous a fait décoller physiquement et mentalement.
Dès le début, ils n’ont pas perdu une seconde pour nous mettre dans l’ambiance et nous faire transpirer ! Parce qu’un concert de Skip the Use c’est du son de folie, des pogos, des sauts, des rires, des bras levés, des cris, de la danse, et donc beaucoup de transpiration ! J’ai terminé le concert trempée de la tête aux pieds. C’est le problème avec eux, il est impossible de rester immobile, leur musique fait un tour complet de tous les organes de votre corps et les fait vibrer, vous devenez incontrôlable ! Dans la vidéo que je vous laisse en fin de post, le chanteur définit très justement le groupe des mots « friendship, rock’nroll, power, smile, fun, energy and dance » (amitié, rock’nroll, puissance, sourire, joie, énergie et danse pour les non anglophones ;) NDLR), ça résume parfaitement ce que j’ai ressenti hier soir. Car non seulement, leurs chansons sont toutes vraiment excellentes, mais en plus ils mettent l’ambiance, ils parlent avec le public, ils nous font chanter, danser et entrer dans leur show pour générer une belle et fraiche fusion artistique. Ils rencontrent le succès depuis un an, je vous en parlais dans cet article, et j’espère qu’ils sauront conserver cet état d’esprit car c’est aussi cela qui a rendu ce live aussi puissamment bon.
Niveau musical, rien à dire, c’était top ; alors qu’on n’était pas au Zénith, le son était nickel, preuve d’une parfaite maîtrise des instruments. Bravo donc aussi aux ingénieurs du son…J’aime l’album dans sa totalité, j’ai adoré retrouver Give me your life, She’s my lady et j’ai trippé jusqu’en enfer sur Bastard Song ! Ah vraiment, j’ai surkiffé ce concert (si vous me permettez l’expression :), Skip the Use m’a filé un pêchon d’enfer qui n’est pas prêt de me quitter, c’est bon le rock !
Je les découvre tout juste et c’est bien dommage car ils sont en fin de tournée alors que j’aurais bien voulu les revoir à Paris. Ils passent le 16 octobre prochain à la Cigale, je pense y retourner d’autant que ce sera le dernier concert parisien de leur tournée avant un break bien mérité. Ils nous l’ont annoncé hier, ils se pausent pour se reposer déjà , normal après un an de concerts de folie mais très bonne nouvelle pour nous, aussi pour préparer un deuxième album, yeeeeees ! C’est donc un mal pour un bien.
En attendant, je vous laisse avec la setlist de leur live à Budapest du 15 août 2010, car je n’ai pas encore trouvé celle d’hier soir, et comme annoncé, une vidéo bien sympa présentant le groupe en interview saupoudrée d’extraits live… Enjoy :)
Skip the Use : interview + extraits, Live Optimus Alive, 10 juillet 2008 (en anglais), merci à Soundtribes pour cette vidéo :)
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Bon, pour ceux qui veulent aller à l’essentiel : c’était super bien ! Et pour ceux qui aiment les détails…lisez la suite :)
La place n’était pas donnée : 45€ pour une journée où seuls deux groupes m’intéressaient mais je ne voulais pas rater les Arcade Fire.
Je suis arrivée à 20h, quelques minutes après le début du concert des Ting Tings. Dès l’entrée du domaine, j’ai reconnu les Ting Tings parmi tous les groupes se produisant sur scène alors qu’ils étaient situés à l’autre bout. Il faut dire que ce groupe déborde d’énergie. Katie White la chanteuse m’a à nouveau impressionnée. Elle tournoie sur scène avec sa guitare, battant le rythme avec ses pieds et jamais essoufflée quand elle reprend le micro. J’ai retrouvé le même plaisir que lors du concert auquel j’avais assisté en mai 2009. Je me suis bien éclatée et j’ai retrouvé tous mes morceaux favoris : That’s not my name, Shut up and let me go ou encore We walk. Ils ont logiquement interprété leur dernier single Hands dont je vous parlais dans cet article, et je confirme le ressenti que j’ai éprouvé à l’écoute sur mon pc : je n’accroche pas à cette chanson trop eighties à mon goût. Pour preuve, sur ce morceau Katie ne trône pas sur scène avec sa belle guitare électrique mais avec un synthé-guitare.
Mis à part ce titre, j’ai passé un super bon moment à écouter les Ting Tings en live. Par contre, je confirme une fois encore qu’ils manquent cruellement de chaleur avec le public et me paraissent toujours aussi froids malgré quelques efforts de contacts. Mais vraiment, quelle pêche !
Leur concert terminé à 21h, il nous fallait attendre une heure pour voir les Arcade Fire débarquer sur scène. Heureusement que mon iPhone m’accompagnait :)
Début du concert des Arcade Fire à 22h
Je sentais la foule impatiente de les voir en live, car à part le concert exclusif qu’ils ont donné le 5 juillet dernier et auquel j’ai eu l’énorme privilège d’assister, ils ne s’étaient pas produits à Paris depuis 2007, à Rock en Seine justement. J’avais réussi à me caler au milieu et à environ 20 mètres de la scène mais j’ai rapidement compris ma douleur. Aux premières notes, les premiers rangs se sont transformés en une masse bestiale et remuante. Je ne m’attendais pas à subir un tel pogo sur un groupe de rock mélancolique. Autant pour les Shaka Ponk c’était assuré et je m’étais préparée, autant là , je n’ai pas compris. Ce bourrinage (ben oui, vous appelez comment le fait de vous faire pousser dans tous les sens, marcher sur les pieds et prendre des coups de coude dans la tête ?) m’est paru puéril et sans intérêt. La musique des Arcade Fire est au contraire profonde, mélodieuse, enchanteresse, loin de cette ambiance de troisième mi-temps. J’ai donc vite reculé de quelques rangs où j’ai pu trouver des gens normaux, venus écouter de la musique avec enthousiasme mais sans excès. Et là , j’ai pu apprécier le concert.
Nous avons eu droit aux incontournables que sont Neighborhood 2, Haiti ou encore Wake Up issus du premier album Funeral. De Neon Bible, ils ont extrait Intervention, Keep the car Running, Ocean of noise ou encore la merveilleuse No Cars Go. Ils ont bien entendu mixé le tout de titres de leur nouvel album The Suburbs sorti le 3 août dernier avec notamment le titre éponyme The Suburbs donc, Ready to start, Modern Man, Rococo ou encore We used to wait.
Je n’ai pas compris leur choix en ce qui concerne ce dernier album. Ok pour The Suburbs qui est une réussite et dont la rythmique enfantine et joyeuse passe super bien en live, idem pour Rococo qui monte en puissance crescendo et se ressent alors plus profondément dans cette ambiance énergique. Mais pour les autres, je suis perplexe. J’attendais plutôt Half light 1 qui est entièrement lumineuse contrairement au titre qu’elle porte. Et surtout Sprawl II et Empty Room qui sont deux merveilles, d’autant que les violons étaient là et que la majestueuse chanteuse Régine Chassagne donne à ces chansons une dimension onirique et magique comme elle sait si bien le faire. Je regrette qu’elle ne soit pas davantage présente sur scène au chant alors qu’elle met si magistralement en lumière les titres qu’elle interprète. Cette fille m’émerveille et m’émeut au plus haut point quand sa voix envahit l’espace ; j’adore son attitude pleine de naturel, d’émotion pure et d’amour sincère. C’est une chanteuse rare comme je regrette de ne pas en entendre plus souvent (quand je vois le tapage fait autour de Katy Perry, ça me fait bien sourire !) Je suis fan de Régine Chassagne :) Ce qui n’enlève rien à Wine Butler, le chanteur leader qui irradie la scène de sa voix puissante et qui éclate de sensibilité. J’en profite d’ailleurs pour souligner également le talent du batteur Jérémy Gara qui tient de nombreux morceaux du bout de ses baguettes magiques ; un très grand batteur !
La pluie a malheureusement gâché la fête, juste à la fin du concert. Ils ont terminé We used to wait alors que l’averse battait la mesure et ont regagné les coulisses pendant que les techniciens bâchaient la scène, en attendant l’autorisation de reprendre le spectacle. Face à la pression du public, fortement désappointé de ce final un peu trop précoce, ils sont finalement revenus interpréter Wake Up comme ils en ont l’habitude pour clore leurs concerts. Mais malgré toute la bonne volonté du groupe et du public, on pouvait clairement sentir la fin toute proche. J’ai trouvé le titre un peu baclé en comparaison de la version que j’ai pu entendre à leur dernier live et qui était si magique. Aux dernières notes, ils nous ont dit au revoir, pressés de se retrouver au sec et la foule commençait déjà à se presser vers la sortie. Une fin décevante mais compréhensible au vu de la météo. Grrrr, maudite pluie, venir saboter ainsi un concert des Arcade Fire, c’est un scandale !
Cependant, cette fois encore j’ai vibré au son des Arcade Fire et je ne manquerai pas de prendre mes places pour un nouveau concert car ils sont indéniablement exceptionnels. Je vous laisse avec mon titre favori de leur dernier album : Sprawl II en live, vidéo sur laquelle vous pourrez admirer le sourire angélique et la grâce de Régine et l’enthousiasme de tous les membres du groupe …Enjoy :)
Arcade Fire : Sprawl II, live à New York Madison Square Garden, 5 août 2010
Pfouuu ! Je vais avoir du mal à faire cette critique de concert sans passer pour une fan hystérique, je vais quand même essayer mais je ne vous promets rien alors chers lecteurs veuillez me pardonner par avance ;)
Je suis fan des Strokes depuis que je les ai découverts, comme j’en parlais dans l’article à (re)lire ici. Et je suis arrivée à découvrir les Strokes via Albert Hammond Jr, le guitariste du groupe, la référence pour moi en matière de guitare éléctrique. Je suis complètement dingue de ce mec, ou plutôt de sa musique – si vous tapez son nom dans le moteur de recherche en en-tête de cette page, vous trouverez plusieurs articles qui l’attestent.
Mon rêve musical depuis lors : voir les Strokes en live. Quand j’ai su que le leader du groupe, Julian Casablancas donc, sortait son premier album, je m’y suis logiquement intéressée. Je n’avais alors pas été super emballée par ce premier opus en solo Phrazes for the Young, je lui laissais le bénéfice du doute et avais quand même pris mes places pour son concert du 6 juillet. Et bon sang que j’ai bien fait !
Vous trouverez la setlist en fin de ce post grâce à mon nouveau super site 2.0 setlist.fm dont je vous ai parlé hier pour les Arcade Fire, et pourrez donc écouter les morceaux joués…Il faut que vous alliez voir, scrollez juste vers le bas…Eh non, vous n’hallucinez pas, il a joué cinq titres des Strokes sur onze chansons ! Je ne m’y attendais pas du tout, je pensais qu’il se contenterait d’enchaîner les huit morceaux de son crû à lui tout seul, pas qu’il nous ferait un tel cadeau. Voilà pourquoi je dois vous avouer m’être complètement lâchée au risque de passer pour une fille complètement déjantée voire ado attardée car il m’a fait crier, hurler de plaisir et j’avoue, des larmouilles ont même coulé de mes yeux, l’émotion était trop forte. Eh bien j’assume, n’en déplaise à certains rabat-joies, quand je kiffe, je kiffe à 100% ! C’était juste extraordinaire d’entendre ces chansons que j’aime tant et que je rêve tant d’écouter en live, interprétées par Julian Casablancas en personne, dans une petite salle parisienne, à seulement quelques mètres de lui. Jusqu’au bout j’ai secrètement espéré voir débarquer Albert Hammond Jr pour interpréter avec son pote un titre de leur groupe héhéhé, espoir vain mais j’aime bien rêver :) Cependant, notre ami Julian a envahi l’espace de son charisme et de sa voix. Son attitude paraît nonchalante, un brin désinvolte, ça doit faire partie de sa personnalité parce que parallèlement à ça, il semble intimidé par l’effet qu’il produit sur la foule. Eh oui, je n’étais pas la seule dans un état de transe musicale, les mecs comme les filles hurlaient, sautaient et s’extasiaient dans la fosse. Lui-même nous a trouvés totalement « crazy » et je crois qu’il a vraiment halluciné devant le parterre de fans qui se pâmaient devant lui et l’enthousiasme général de la salle. Bon, cela ne l’a pas pour autant incité à nous offrir une ou deux chansons de plus que prévu, je me fais donc peut-être un film…
En tous cas, moi j’en garderais un souvenir impérissable de ce concert. Le son était au poil, la Cité de la Musique porte bien son nom, c’était ma première fois dans cet endroit et je vais avoir du mal à écouter des lives ailleurs maintenant ! Arf, vu les concerts à venir d’ici la fin d’année, va falloir que je m’y fasse…Les musiciens maîtrisaient magistralement leurs instruments et se sont hissés à la hauteur des Strokes malgré un regrettable manque d’entrain. J’ai découvert son album que je trouve finalement super puissant, je ne devais pas être dans de bonnes conditions pour la première écoute parce qu’elles m’ont enchanté les tympans hier soir ! Quant à Mister Casablancas, bien que sa voix ne ressorte pas autant qu’elle aurait pu, elle est cependant incroyable. Forte et fluide en même temps, puissante et douce, il joue avec de manière déconcertante, la perfection oserais-je dire ! Il m’a hypnotisée pendant une heure et je regrette d’avoir été réveillée si tôt. Ce mec est un grand musicien, il devrait juste se lâcher un peu plus, il a de quoi faire le rockeur, mais je suis comme une dingue de l’avoir écouté en live dans ces conditions. Je me repasse le concert en même temps que je vous écris ce post grâce à de nombreuses vidéos filmées par d’autres spectateurs et je dis merci à eux de me permettre de revivre ça ! J’en ai encore la chair de poule.
Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre de le revoir lui mais accompagné cette fois-ci des quatre autres membres des Strokes. Et info de dernière minute de la plus grande importance : il vient juste de confirmer la sortie du prochain album des Strokes pour mars 2011, vous pouvez lire l’article source ici. Cela fait des mois que l’on attend cet événement musical dans l’angoisse, le groupe n’arrivant pas à s’entendre, il ne fait que repousser cette date. Mai Julian Casablancas affirme que la sortie de cet album est sa priorité, l’espoir est donc plus que permis. Je ne peux m’empêcher de frémir de plaisir à l’idée de pouvoir écouter des nouveaux titres tout beaux tout chauds de mon groupe favori.
Je vous laisse d’ailleurs avec la vidéo de Modern Age, culte morceau des Strokes, et pour que vous entendiez par vous-même la liesse générale du public d’hier soir, regardez et écoutez la vidéo suivante qui montre l’entrée sur scène de Julian Casablancas sur fond de Tourist (ma préférée de l’album) enchaînée par Hard to Explain des Strokes. Ah la la maman ! Que je suis heureuse de vivre de tels moments, la vie est parfois juste magique *-*…Enjoy :)
PS : pour ceux qui me suivent sur Twitter, vous savez que j’ai trouvé super la première partie interprétée par un nouveau petit groupe parisien, les Candy Clash, j’en reparlerai ici très vite mais il faut avant tout que je me remette de mes émotions ;)
Julian Casablancas : Modern Age (The Strokes), concert à la Cité de la Musique, 6 juillet 2010, Paris
merci à DJ92i pour la vidéo !
Julian Casablancas : Modern Age (The Strokes), concert à la Cité de la Musique, 6 juillet 2010, Paris
merci à Choucrouteday pour la vidéo !
***Julian Casablancas : setlist, concert à la Cité de la Musique, 6 juillet 2010, Paris***
1. Hard To Explain [The Strokes]
2. Out of the Blue
3. River of Brakelights
4. Electricityscape [The Strokes]
5. Ask Me Anything [The Strokes]
6. 11th Dimension
7. Automatic Stop [The Strokes]
8. 4 Chords of the Apocalypse
***Premier Rappel***
9. The Modern Age [The Strokes]
10. I Wish It Was Christmas Today
***Second Rappel***
11. Glass



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